Carry On My Werewolf

L'histoire se passe après la fin de la saison 12 de Supernatural et à la fin de la dernière saison (S6) de Teen Wolf
 
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Avis de recherche , les créatures surnaturelles et les divinités,
ainsi que les démons sont en sous-nombre
merci de les privilégier .:castiel: :hug: :plz:
Les personnages de la série Teen Wolf sont a prendre en priorité.
Nous attendons également Dean, Castiel et Asmodeus!

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 Dancing with the wolves feat. Erik

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MessageSujet: Dancing with the wolves feat. Erik   Lun 12 Nov - 9:21


ERIK & ASTORIA

Dancing with the wolves


Astoria avait l’impression de mener une double vie. La journée, elle s’occupait de petits loulous, essayant de favoriser leur développement ; et le soir, elle se hasardait à arranger les affaires familiales pour sauver les fesses d’Audric. Alaric, l’aîné de la famille, l’avait contacté cet après-midi en lui demandant d’aller traiter avec un certain Faust pour protéger Audric de ses propres ambitions. Faust était un monstre, un sorcier, mais clairement un monstre. A la tête de l’empire de la drogue, il importait également des objets magiques noirs dangereux, ce qui semblait intéresser fortement son frère. Elle ne comprenait pas cette engouement qu’Audric avait pour la magie noire ; oh il restait discret à ce sujet, mais rien ne passe inaperçu sous le regard d’acier du chef de famille. Faust savait qu’elle viendrait lui rendre visite, mais ce n’était pas pour la rassurer. Il organisait une soirée ce soir, et son coven était invité, sauf qu’elle en serait la seule représentante. Hécate, la suprême, refusait de s’allier avec ce genre de personnage, ce que la petite brune pouvait aisément comprendre. Faust était du genre destructeur dans un costume 3 pièces sur mesure. Sa réputation n’était plus à faire, et la sorcière misait seulement sur la présence des invités pour le dissuader de s’en prendre à elle. Très fourbe, il était plutôt du genre à agir derrière le dos, à lui lancer une malédiction ou bien à glisser quelque chose dans son verre.  Heureusement, Alaric avait eu la présence d’esprit d’ordonner à l’un des gardes du manoir, un sorcier entraînait pour protéger les Griffin, d’accompagner sa sœur et de se faire passer pour son cavalier. Il s’appelait Mike, Astoria le connaissait que de vue et n’était pas spécialement emballée d’offrir son bras à un inconnu. Néanmoins, dans ce genre de situation, la présence de ce Mike serait fortement utile.

Elle était en train d’enfiler ses chaussures lorsqu’elle vit les phares d’une voiture s’approcher de chez elle. La voiture se gara et klaxonna afin de l’alerter de sa présence. La sorcière se regarda une dernière fois dans la glace. Elle était habillée d’une robe rouge, ouverte sur les épaules. Elle espérait que sa tenue et son minois suffiraient à attendrir Faust… apparemment, il a un goût prononcé pour les belles choses et les femmes en général.

Astoria garda le silence pendant tous le trajet, préférant réfléchir à une solution de repli si jamais les choses tournées mal. D’habitude, c’était Alaric et sa clique qui s’occupaient de tout cela, mais étant en déplacement il ne pouvait pas faire le sale boulot. Il devait penser que Faust n’oserait rien contre sa sœur, car ça serait déclarer la guerre à la famille Griffin et donc à un Coven tout entier… et Hécate, n’est pas du genre à plaisanter lorsqu’on touche à ses sorciers.

Il y avait du monde, mais Astoria s’attendait à bien plus. Il devait y avoir une petite trentaine de personne. Elle attrapa le bras offert de Mike et se laissa guider vers l’entrée de la villa. La sorcière camouflait son énergie, histoire de ne pas attirer l’attention sur elle. Elle réservait cette intimidation à Faust, lorsque ce dernier aura l’idée de l’inviter à parler en privé. Elle attendit patiemment avec un verre à la main, que le dit Faust daigne à montrer sa présence. Il passa sans doute une bonne demi-heure avant qu’Astoria puisse croiser son regard narquois qui la détaillait comme si elle était un objet. Faust s’approcha d’elle, accompagné de deux de ses hommes. Astoria Griffin ! Quel plaisir de te voir ici ! Alaric m’avait parlé de toi, mais il a oublié de dire à quel point ta beauté illumine cette pièce ! Pour toute réaction Astoria esquissa un sourire moqueur, il en faisait des tonnes, comme l’avait si bien décrit Alaric. Bonsoir Faust, vous connaissez la raison de ma présence en ce lieu je présume ! dit-elle d’une voix froide en utilisant le vouvoiement volontairement, tandis que lui préférait user de familiarité. Elle en plongea son regard dans le sien par pure provocation. . Elle n’était pas de celle à se laisser intimider, elle tremblait de peur intérieurement, mais cultivait le talent de ne rien laisser paraître. Là… maintenant ? allons danser plutôt La sorcière ouvrit la bouche stupéfaite, avant de se laisser entraîner, de mauvaise grâce sur la piste de danse.

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Erik Grimmson
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MessageSujet: Re: Dancing with the wolves feat. Erik   Mar 13 Nov - 4:47

-Puis-je vous demander pourquoi vous vous intéressez à ce « faust » ?

La conversation en cours se noyait sans doute assez bien dans l’brouhaha général. Ce genre de contrats, j’ai tendance à préférer les passer dans des endroits ou on passe plus facilement… inaperçu. Et quel meilleur endroit, finalement, que sous le nez des gens, hm ? Chacun vit sa vie, chacun fait son bordel…. Personne ne se soucie réellement de cette table un peu isolée, dans le coin. D’ailleurs, avec le rythme de la musique et les conversations imbibées, faut dire qu’on à pas énormément de difficultés à se faire discrets. J’observe alors ce type, un certain « Jack » et l’enveloppe visiblement bien garnie qu’il à poussé dans ma direction un peu plus tôt. Faut croire que ce type l’a sacrément fait chier, pour le pousser à filer tout son blé comme s’il s’agissait de l’offre de sa vie. Franchement, ce type à pas grand-chose pour lui de base. Sa dégaine et ses tremblement trahissent sans mal de mauvaises habitudes liées à l’alcool. Sans parler de son haleine de chacal et de son regard vitreux. Je ne gagnerai sans doute pas grand-chose à le recevoir officiellement pour écouter sa demande. Ouais, les gars ont bien fait d’organiser cette « réunion » ici. Enfin, je dis ça, mais il faudrait déjà que je sache ce qu’on affaire à de si intéressante. Non pas qu’on n’accepte jamais d’assassinat, en soit, mais dans le fond, un meurtre gratuit et aveugle, c’est pas bon pour les affaires. Ce type, à ce que j’en ai entendu, est plutôt bien entouré et il n’a pas que des amis, c’est plutôt bon signe, certes mais… La technologie n’est pas ce qu’elle était. Un tel travail demande des préparations, si je ne veux pas qu’on puisse remonter jusqu’à nous et ça, ça se fait pas pour rien. Faut que je puisse donner une raison à mes types qui puissent justifier tous ces risques. Le truc, c’est que c’est eux qui me l’ont ramené. Vous voyez ma position. Il me faut donc plus de détails. Jack s’impatiente visiblement. Il est nerveux et ça se remarque à cette putain de manie à toujours passer une main dans ses cheveux pour rabattre une foutue mèche et à ses petits coups d’œil irréguliers vers le reste de la pièce, comme pour vérifier que personne nous écoute. Le meilleure moyen de se faire remarquer, soit dit en passant. Ça me donne envie de le raccourcir, mais j’imagine que ce serait un mauvais plan, en plein bar. Il finit par reprendre, me balançant, dans son regard, toute sa fiche détresse. Encore un faible enfant.

« Écoutez, on m’a dit que vous étiez les meilleurs… vous l’êtes, oui ou non ?! Ce trou du cul ne mérite que ça ! Vous m’entendez… que ça ! »

Un soupir traverse mes lèvres. Il ne m’aide pas vraiment là. Non pas que je n’aime pas torturer gratuitement et si ça ne tenait qu’à moi, je ne ferais pas autant de manières. Mais les affaires sont les affaires, quoi qu’on puisse vouloir en dire. En remarquant que son discourt d’empaffé le pousse à me perdre, il se reprend, baissant d’un ton.

« Ce type… j’étais flic, vous savez… j’en ai vu des enculeries finies… J’ai été infiltré. On soupçonnait Faust de diriger un empire de la drogue mais… ce n’est pas tout. Je l’ai vu faire des choses… Des choses… »

Il s’arrête, déglutissant bruyamment, trahissant sans doute par ce geste un geste capable de mettre mal à l’aise un robuste policier. Enfin, s’ils étaient tous si robustes, y’aurait probablement moins de types dans mon genre, pour arpenter les rues, vous en conviendrez. Je commence à comprendre pourquoi on l’a redirigé vers moi. Des choses pas très naturelles, sans doute. En somme… oui. C’est clairement le boulot d’un chasseur et donc, ouais, le genre de boulot que je pourrais en arriver à accepter. Ouais, je vous vois venir, sur vos grands sabots : Pourquoi j’accepterai le job d’un chasseur ? Qui sait ce que ce « Faust » à sous la main. Tout peut trouver acquéreur, quand on sait ou chercher et certains contrats de ce type peuvent s’en avérer d’autant plus juteux. Calmement, alors, après avoir porté mon bourbon à mes lèvres pour m’en filer une rasade, je l’interromps, histoire de gagner du temps.

-Des choses surnaturelles, j’imagine ? Comme quoi, par exemple ?

Celui-ci tire un peu sur sa chemise, beaucoup moins rassuré que moi. Comme s’il craignait d’avoir la mort aux fesses. Il est peut être pas si proche de la vérité, vous me direz. Il finit cependant par répondre :

« De la magie. Et… ça »

Il pousse un objet sur la table, un dictaphone. Bah ouais, les enfants. Un flic infiltré, ça à toutes sortes de matériel sur lui, en vrai. Et ce genre de vieux dictaphone à cassettes… ça, c’est un vieux de la vieille. Le genre d’engins que l’église utilisait pour ses premiers exorcismes et qui leur ont « peut être » permis de garder quelques traces croustillantes de certaines de leur rencontre. Intéressant. Calmement, je porte la main à l’objet pour porter l’un des écouteurs liés à mon oreille, prenant soin d’appuyer sur lecture.

« Audric Griffin ? Tu penses que ces saloperies pourraient l’intéresser ? Depuis quand ce genre de types baignent dans la magie noire ? C’est une sacrée réserve que t’as là, mon gars. On devrait pouvoir écouler ça sans trop de difficultés, j’pense. Ouais, je t’amène la marchandise, Faust. T’auras ça avant ce soir, promis. Ouais… c’est ça. Allez, salut ! »

-A quand la réception du colis ?

« Demain soir. J’aurais du y aller et vérifier que tout soit…. Correct. Mais… ça me dépasse un peu trop, là. »

-quelqu’un d’autre à entendu ce qui se trouve sur cette bande ?


Il répond d’un signe négatif, alors que mon sourire refait surface, tandis que j’empoche le mécanisme d’écoute. Jack me lance un regard surprise mais… Le pauvre bougre n’en aura probablement plus vraiment besoin.

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Les affaires sont les affaires, pas vrai ? Le client à payé, c’est donc l’occasion rêvée de faire le boulot correctement. J’ai appelé l’un de mes contacts et il s’avère que Faust est ravi de pouvoir faire affaires avec le CEO d’une grande entreprise militaire privée. Bah ouais, les types comme moi font rarement dans la dentelle et les hommes peuvent en arriver à prendre pas mal de remontants, sur leur temps libre. Qui suis-je pour leur interdire de vivre ? tant que le travail est bien fait, moi, vous savez… Je suis le premier à vouloir profiter des petits plaisirs de la vie alors… Qui suis-je pour juger ceux qui ne cherchent qu’à en faire autant, hm ? Ponctuel, comme toujours, j’ai fait partie des premiers « invités » à cette petite sauterie. En fait, je suis même arrivé quelques heures avant, le temps de mettre un petit contrat sur place. Bien sûr, c’est un contrat en carton. Une simple sécurité. Il est bien plus facile d’excuser une affaire avec un merdeux dans son genre que son meurtre alors… Si jamais les choses devaient tourner au vinaigre, je pourrais encore présenter ce document. Pourquoi en viendrais-je à tuer un type avec qui j’ai passé un marché, hein ? Nous sommes une entreprise respectable, on respecte tous nos contrats. La drogue ? Mah, quelle importance. Comme si on allait trouver un concurrent qui n’injecte pas un petit mélange maison à ses types, ou une quelconque saloperie du genre. Même la presse à scandale ne verrait sans doute pas l’intérêt de pondre un article là-dessus. Et dans le pire des cas ? Mah, un petit chèque bien placé et ça me fera de nouveaux « amis ». C’est une petite voix dans mon oreillette qui m’arrache à ma surveillance silencieuse.

« Putain… mate moi ça, t’as un petit lot vachement sympa qui devrait pas tarder à passer la porte d’entrée, sous peu. Mes couilles à latter que le type qui l’accompagne n’est pas simplement son cavalier, à moins qu’elle ne sorte avec un type sacrément branché par la sécurité. Elle à pas l’air ravie d’être là. Ça sent le gros poisson. Garde là à l’œil. »

M’étant placé volontaire dans l’angle de vue de mon petit oiseau de nuit, là dehors, je me contente de tourner le nez vers la fenêtre pour céder un léger sourire à la cantonade, comme si une scène à l’extérieur m’avait arraché un léger sourire. La porte d’entrée se voit donc poussée. Que le temps passe vite. Hm ? Trop ironique ? Faut dire qu’entre la poignée de laidrons qui me faisaient de l’œil et les rares types qui venaient me serrer la pince, je dégageais moi-même, sans doute, l’impression de me faire sacrément chier. En même temps, ce n’est pas comme si j’avais gentiment envoyé chier l’un des invités vers le début de la soirée. Pourquoi ? Vous allez comprendre. Ce fameux « petit lot vachement sympa » fit donc irruption dans la pièce, me laissant sans mal comprendre la réaction de l’autre abruti, là dehors. Si elle est aussi robuste que bien foutue, nul doutes qu’elle occupera un homme de son entrée jusqu’à son dessert. Elle ne dégage pas la même chose que toutes ces petites trainées qui suivent le mâle puissant. Non. C’est pas ce qu’elle dégage. Et son aura non plus. Elle à beau dissimuler ses pouvoirs, je suis vieux. Vieux et sensible à ce genre de choses. La puissance, la présence… ça dégage un petit quelque chose dans l’air que certains sont capables de sentir… on appelle ça l’instinct. Il s’avère que mon instinct me trompe rarement. Celle-ci, ce serait dommage de la prendre sur une quelconque table, dans un coin sombre quelconque. Non… si ça se souille, ça se souille avec déférence et respect. Une de ces personnes qui me rappellent ce pour quoi j’erre paisiblement sur cette terre en me mêlant aux humains. Ou alors… je me trompe et dans ce cas, elle finira probablement souillée dans un coin sombre comme une manante. Dans tous les cas, soit cette virée m’apportera une compagnie intéressante… soit je la reverrai. Ça ne fait aucun doute.

Son nom parvient à mes oreilles, venant m’amuser d’autant plus. Griffin. Ainsi, le fameux Audric avait fait bouger quelques pions. Intéressant. Peut être que ça pourrait tourner en ma faveur. Après tout, je possède la preuve matérielle de l’implication de son frère… tout ça grâce à une vieille cassette enregistrée dans le dos d’un acolyte. Elle n’est pas belle, la vie ? Quoi qu’il en soit, je change de place, profitant de me diriger de façon à pouvoir parler discrètement.

-Effectivement, elle n’a pas l’air ravie d’être ici. Je présume que je peux tourner ça en ma faveur. Voyez ce que qui est trouvable sur « Astoria Griffin ». Pour le reste, tiens-toi prêt. Il va essayer de se la faire ce qui inclut qu’ils vont devoir se trouver un endroit tranquille.  


« Reçu. J’ai appris le plan de la maison par cœur, selon le schéma que tu m’as donné. Je me tiendrais prêt. Je vais prendre place entre A et B. »

Un nouveau sourire, affable, se trace sur mes lèvres alors que j’hoche paisiblement, comme à moi-même. Vous vous demandiez pourquoi j’avais fait en sorte de m’isoler sans profiter de la soirée ? Vous allez le comprendre. Paisiblement, je décroche de ma place afin d’approcher la piste de danse, venant, dans un air assez insatisfait, prendre l’un des hommes de notre hôte sur le ton de la confidence. Celui-ci avait eu pour directive de faire en sorte que je passe une « excellente soirée ». Toutes ses tentatives se sont cependant vouées à l’échec et c’est d’un pas aussi pressé que gêné qu’il bouge à son tour pour aller glisser quelques mots à l’oreille de Faust. Bien sûr, tous les regards curieux se tournent vers le beau gosse visiblement difficile à satisfaire qui vient troubler leur hôte dans un moment de plaisir sincère. Allons bon, troubler ainsi la danse de notre hôte… quel genre de goujat est ce beau jeune homme en costume, qui sera resté ancré dans un coin de la pièce, seul, jusque là ? Bien sûr, si la belle Astoria me daigne un coup d’œil, c’est d’un sourire enjoué et d’un léger clin d’œil que je prendrais soin de la saluer.

Vous avez saisi ? Ce simple échange va jouer sur tous ses témoins et principalement un. Faust. C’est le genre de connard hautain et méprisant. De fait, lui faire croire que celui-qui à la position pour se présenter comme un probable « rival » en cette miteuse soirée n’aura qu’un effet simple : Le pousser à accélérer. A diminuer les chances de contact, ne serais-ce que visuel entre elle et moi. Si les années m’ont offert une chance, c’est de pouvoir exploiter pleinement la présence de ce corps. Que ce soit dans un contrôle total des sentiments que je dégage ou celui de ses charmes. Je ne suis pas prétentieux. Il est prouvé, même par la science humaine, que le visage seul n’influe pas sur notre image et donc, le ressenti des gens qui nous observent. Un costume sur mesure, parfaitement taillé et d’une qualité irréprochable. La carrure trahissant que je ne me présente en rien comme un simple gringalet du dimanche… le sourire maîtrisé et contrôlé et… la belle gueule de mon véhicule. Ouais… il est de base assez rare que je n’entre dans une pièce sans en sortir accompagné. Sur ce point, l’humanité est sans doute assez risible. Au grand plaisir des types dans mon genre. L’homme de main finit donc par revenir dans ma direction, gêné lui aussi, alors qu’il me fait signe de le suivre dans un coin de la pièce. De là, il s’absente quelques minutes, laissant me laissant tout le temps nécessaire à dévorer la jeune Griffin des yeux. Allons, soyez francs, tous. Il y à très peu de chance que ce petit « jeu » ne l’attire pas, hm ? Je mettrais ma main à couper qu’elle est aussi joueuse et fière que moi et que ces petites « attentions » me font à son esprit, dors et déjà, un meilleur parti que notre ami Faust. Celui-ci, qui à sans doutes des difficultés à se voir refusé quelque chose, ne tardera donc, sans doutes, en rien à comprendre qu’il n’a plus trop le choix. Il va donc chercher à se servir de ses « affaires » pour les isoler tous les deux. Et je mettrai ma main à couper que si il embarque un garde à placer devant sa porte, ce sera déjà beau. Bien. Parfait. L’homme de main finit par revenir, me présentant un verre rempli d’un petit liquide bleu, sans doute le petit « remontant » que j’ai convenu plus tôt avec Fausty. C’est donc sans réellement sans sourciller que je lui arrache un sourire torve, pour l’enfiler d’un bon cul sec. Si je suis fou ? Il faut bien que je profite un minimum de ma malédiction. Si je suis presque toujours forcé de finir ma soirée dans un bon massage, je ne vais pas me plaindre de la résistance amplifiée que je possède aux choses. En somme, je suis le cobaye parfait pour essayer toutes sortes de produits, sans réellement en souffrir ou en profiter. De ça… comme des effets secondaires.

En somme, je viens de m’envoyer un petit « boost artisanal » produit à la va vite. Le regard de l’homme de main trahit sans mal le fond de sa pensée. Fou ou furieux, au choix. Téméraire, en réalité. Encore un petit clin d’œil aux personnes curieuses qui prendront sans doutes tout ça pour la résultante d’un petit pari quelconque. Comme ma réaction, visant à taper doucement sur l’épaule de mon « serveur » pour lui céder un sourire moqueur doit l’appuyer. Toutes les pièces sont en place et à moins de me regarder de très prêt, surtout dans la mesure ou j’ai déjà été fouillé, personne ne devrait me questionner outre mesure sur l’oreillette dans mon oreille. Je doute franchement qu’ils découvrent, aussi, le petit mécanisme au niveau de ma manche. L’intérêt d’avoir avalé ça de la sorte ? A quoi s’attendent les gens qui voient un type s’enfiler un cocktail costaud d’alcool dans les veines ? Ouais… Plus personne ne doit attendre grand-chose de moi en cette soirée. Mais n’allez pas croire que ça va démotiver quiconque ayant des arrières pensées. L’on pourrait croire à un « tant mieux, je vais prendre mon temps, il s’est mis hors course lui-même ». Non… L’homme est une bête vicelarde. Tout comme un feu effrayant la bête dans un coin sombre de la nuit… me mettre « hors de course » revient à permettre au monstre d’attaquer. Comme pour appuyer ce fait, je cède un sourire bref, avant de me laisser tomber sur une chaise, non loin, venant, d’un geste lent, desserrer le col de ma chemise. Là, ainsi…. Je perds l’intérêt de tout le monde. L’inverse me surprendrait, en tout cas. Si ce n’est pas le cas ? Personne ne se surprendra à me voir tituber jusqu’aux toilettes. Et si « elle » se doute de quelque chose ? Ma foi, il ne me reste plus qu’à espérer que j’ai eu raison, et qu’elle ne soit pas stupide au point de vendre quoi que ce soit a Faust. Elle n’aurait aucune raison de le faire. Théoriquement. Pas de jeu sans danger. Pas de plaisir sans jeu… La vie est ainsi faite, même lorsqu’on est mort une fois. Si l'homme de main va se rendre compte de quelque chose ? Même si il est au courant exactement des effets de son petit mélange, et qu'il à du réellement le faire lui même à la va vite... Il pensera sans mal qu'il à réussi à m'assomer et que je ne vais pas tarder à sortir avant de sauter à la gorge de quelqu'un. Ou alors, que je suis plus robuste que j'en ai l'air mais que je ne devrais plus vraiment gêner son patron. En somme... même si il à cherché à me refourguer de la merde en pensant que je pourrais pas vérifier... il pense simplement que je me suis simplement tiré une balle dans le pied. Stupide. Ce qu'il faut pas faire... pas vrai ? Si je me ridiculise ? Peut être. Allez savoir. Est-ce important ? Après tout... quelle personne saine d'esprit chercherait pas à améliorer une soirée si... ennuyeuse ? Si je comptes toujours attirer l'attention de la dame ? Je suis presque certain qu'elle doit être, à l'heure actuelle, très mitigée. De fait, rien n'est perdu. Elle même doit baigner dans le désintérêt pour se faire "manipuler" plus efficacement par son hôte. Car si il doit être isolé, mes plus beaux espoirs à ce but retombent surement sur elle, à cet instant précis. Si j'ai menti à quelqu'un à un quelconque moment ? Pas le moins du monde. je viens simplement de vider le contenu d'un verre d'alcool assez costaud pour agrémenter ma soirée. Seules deux personnes dans la pièces connaissent la vérité et aucun des deux ne pourra la retourner contre moi, au contraire.
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MessageSujet: Re: Dancing with the wolves feat. Erik   Mar 13 Nov - 21:11


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C’est dans ce genre de moment, où la petite « sorcière » aimerait bien mettre ses bonnes manières aux oubliettes. Cela lui aurait évité de supporter la proximité de cet individu. Elle passa une main derrière sa nuque, tandis que l’autre alla se faire emprisonner par celle de son hôte ; elle aurait vachement préféré mettre ses deux mains autour de sa nuque et serrer jusqu’à temps que ses yeux sortent de leursorbites. Au lieu de cela, elle souriait, oh pas d’un sourire sincère, mais plutôt le sourire que l’on sert aux grandes occasions pour faire bonne figure. Faust était aussi à l’aise qu’un coq en pattes, il pensait peut-être user de ses charmes auprès d’elle sauf que le seul sentiment qu’il lui inspirait, c’était le dégoût. Vous êtes en train de me faire perdre mon temps !   murmura-t-elle en lui lançant un éblouissant sourire histoire d’éviter d’éveiller l’intérêt de ses sbires. Faust ne s’attendait visiblement à ça, il tiqua avant de répondre avec assurance. êtes-vous toujours aussi pressé ? La patience est une vertu Melle Griffin ! Elle lui foutrait bien son genou vertueux là où elle pense, surtout s’il continuait à glisser sa main de sa taille jusqu’aux haut de ses fesses. La tempérance aussi, et apparemment ce mot ne vous semble pas familier répondit-elle en prenant le culot de remonter sa main à une hauteur bienséante. Elle continuait de danser ; et tandis qu’elle trouvait le morceau de musique interminable, l’un des sbires vint les interrompre. Astoria s’écarta un peu trop précipitamment de lui, tel un oiseau qui a peur de se retrouver en cage. Elle fronça les sourcils en essayant d’écouter la conversation des deux hommes. Faust grommela, en trahison sons agacement. [i]Qu’est-ce qu’il a ?[/b] Elle comprit la raison de son humeur en regardant par-dessus l’épaule du sorcier ; un homme, inconnu de Green Bay, se tenait fièrement, dans un costume qui m’était clairement sa carrure en valeur. Pourquoi son frère ne l’envoyait pas traiter avec ce genre d’homme ? Pourquoi fallait-il toujours qu’elle se retrouve avec des serpents qui empestent l’après rasage. L’inconnu lui lança un sourire enjoué ponctué d’un léger clin d’œil. Pendant un instant, elle se demanda si cela lui était destiné. Elle se retourna, croisa le regard de son cavalier et garde du corps ; apparemment, il était en train de la regarder elle. Astoria esquissa un léger sourire, le genre de sourire poli mais franc cette fois-ci ; et évidemment Faust n’en perdit pas une miette. La « sorcière » se concentra sur l’homme, en essayant de deviner qui il était ? Un acheteur ? un ami de l’autre crapaud ? un nouvel arrivant ? un sorcier ? non s’il avait été sorcier, elle l’aurait senti ; elle a l’habitude de côtoyer ce genre d’aura. Faust interrompit le court de ses pensées en se plaçant dans son champ de vision.

Voulez-vous qu’on aille dans un endroit plus discret pour échanger au sujet de votre frère ?   Oh non elle n’avait pas envie d’aller dans un endroit plus discret, elle préférait rentrer chez elle, se mettre devant Netflix et boire une soupe Royco. Pourquoi était-il pressé d’un seul coup ? est-ce que cela avait un lien avec le séduisant inconnu au sourire un peu trop communicatif ? Si mon garde du corps peut m’accompagner ! dit-elle méfiante, bien consciente du danger qui planait sur sa jolie petite tête. Vous pouvez me faire confiance Astoria, je n’oserais pas m’attirer vos foudres, et encore moins celles de votre aîné   Il était vraiment agaçant avec ses belles paroles, et honnêtement, elle préférait rester enfermée dans une cage, au fond de l’océan, avec un requin ; plutôt que de lui offrir une quelconque intimité. De toute manière, elle n’attendit pas l’accord de Faust, et appela Mike d’un signe de la tête. Il rappliqua rapidement, laissant Faust à sa propre frustration. Nous vous suivons lança t’elle en prenant le bras du requin. Elle pouvait voir à nouveau l’inconnu de tout à l’heure, en moins bon état. Elle ne savait pas comment l’expliquer, quelque chose l’intriguait chez lui ; pourtant il n’était pas le seul homme de la soirée. La jeune femme croisa son regard, il avait desserré le col de sa chemise, et semblait éméché… et un je ne sais quoi lui soufflait que cet homme était en train de jouer sur les apparences. Etait-il un homme de son frère ? venu en renfort ? hum elle en doutait sinon Alaric lui en aurait parlé.

Faust demanda à ses deux gorilles de l’accompagner également. Vraiment après, il dira que c’est Astoria qui se fait une montagne pour rien. Deux contre trois, ce n’est pas vraiment équitable ; elle espérait simplement ne pas devoir arriver à une telle extrémité. Faust alla lui servir un verre, et tandis qu’il était en train de le remplir, il lui tournait délibérément le dos. Il s’approcha ensuite près d’elle et le lui tendit Tenez ! Astoria prit le verre, de mauvaise grâce avant d’enchaîner  Je suis là au nom d’Alaric, nous apprécions pas trop que vous essayez de fourguer vos produits à Audric…   La jeune femme fit le tour de la pièce, au centre il y avait un bureau et d’immenses fenêtres données sur le jardin. Faire mine de s’intéresser aux décorations lui permettait de s’éloigner de Faust, sans être impolie pour autant. Je pense que votre frère est assez grand pour faire ses propres choix répondit-il sans détacher Astoria du regard, tel un serpent prêt à bondir sur une souris. Je me fiche de ce que vous pensez. Vous êtes peut-être puissant, mais vous ne faites pas le poids contre notre famille. Vous êtes seuls, nous nous avons un Coven derrière nous Elle s’approcha froidement de lui, trempa ses lèvres dans le verre qu’il venait de lui servir avant de tout recracher LIAM !   Il s’adressa à l’un de ses deux gorilles, qui sans autre forme de procédure tira une balle dans la tête de Mike. Astoria riposta en envoyant Faust valser à l’autre bout de la pièce, mais pendant qu’elle était en train de se concentrer sur lui, le deuxième gorille l’attrapa par derrière… donnant ainsi le temps à Faust de revenir vers la sorcière. Il la plaqua contre le mur, se collant à elle, son sourire en disant long sur ses intentions.   Une femme devrait toujours se tenir ici, sous un homme   Il attrapait les poignets d’Astoria, se servant de ses pouvoirs pour inhiber les siens.

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Erik Grimmson
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MessageSujet: Re: Dancing with the wolves feat. Erik   Mer 14 Nov - 3:37

Erik Grimmson & Astoria R. Griffin"Y'a pire, comme premier rendez vous ♪"
Dancing with the wolves

Ainsi donc, j’avais réussi à « piéger » mon entourage. Quelle satisfaction de se savoir capable, tout en imitant la honte, d’attirer encore le regard d’une belle créature. Il faut s’avérer franc, la séduction à toujours été un jeu prenant, notamment avec les proies plus complexes.  Presque toutes ici auraient été prêtes à vendre leurs atours à ce Faust, et pour sûr que cette femme en marque l’exception. Je vous vois déjà venir, d’une certaine façon, vous vous dites qu’à mes yeux, je m’amuse simplement entouré d’enfants. Ce n’est pas entièrement faux mais… ce n’est pas parfaitement juste non plus. Vous savez ce qui fait le défaut des êtres dans mon genre ? Que ce soit les démons, les anges… Voir même les vampires ? C’est notre immortalité. Oui, vivre sans finalité est en soi la pire des tortures possible. Croyez moi, même l’enfer devient un peu plus supportable quand on sait qu’on peut en sortir si on encaisse suffisamment le coup. Etre lâché dans ces terres de plaisir et de joie, avec des âmes encore pures à souiller… c’est un peu comme trainer dans une grande colonie de vacances et on ne va pas se mentir, dans le fond, les vacances ça devient quand même sacrément chiant à force. De fait, c’est un peu comme tout, finalement. Faut savoir varier les plaisirs. Ainsi, de temps en temps, je retourne en enfer vérifier que ma part des choses s’y déroule bien. Y compris l’éducation de mes propres petites âmes. Le reste du temps, je veille à ce que tout se passe bien ici, sur terre. Je suis parvenu, à force de passer sous le nez de tout le monde, à me faire une bonne petite vie bien propre et ce à tel point que beaucoup de démons doivent sans doutes être incapable de mettre un petit nom sur ma jolie petite trogne. En fait, je pense même pouvoir me vanter au point de dire que ouais, je ne vois personne qui puisse être capable de m’appeler par mon véritable nom. Mon nom de démon, j’entends. Ou même celui que je possédais avant. Bon, l’avantage, c’est que celui-ci, même moi, je ne risque pas de le trahir. Je ne saurais même pas, moi-même, dire ou reposent mes propres ossements ! Si ce n’est pas particulièrement amusant, hein ?

Calmement, mon regard se dirige toujours plus ou moins sur le petit duo, quand je ne le tourne pas vers un autre point d’intérêt. J’ai compté les gardes depuis mon arrivée. Les couloirs ne sont pas sous surveillance si étroite. En somme… La majorité des gardes présents surveillent surtout que la soirée se déroule sans encombre. Après tout, leur priorité reste de veiller sur leur patron, ce qui est tout naturel. A l’heure qu’il est, mon petit oiseau doit déjà s’être ouvert une petite faille dans les deux pièces possibles. A savoir la chambre et le bureau principal. Bien entendu, ce n’est pas là son seul « coup ». Il aura pris soin de glisser, de l’extérieur, un petit dispositif de surveillance, afin que je puisse, tout comme lui, profiter pleinement non seulement de leur position, mais aussi du reste. C’est une immense villa. Bien entendu, il ne sera pas resté sans rien faire et sera « sorti » de sa cachette pour trouver une bonne position de tir. Mon petit oiseau est un tireur de précision en plus d’un très bon opérateur. Que croyez vous, au jour d’aujourd’hui, la technologie permet réellement des miracles. Est-ce que cela va vous surprendre si je vous dis qu’il à, au préalable, pris la main sur le système de sécurité ? Bien sûr que non. Comme je m’y attendais, Faust ne s’est pas montré insensible à mon petit jeu et il faut croire que j’ai dors et déjà disposé d’une alliée de première ordre. L’agacement croissant de l’homme le démontre bien. Une chose est certaine, il faut espérer que notre petite femme est réellement puissante, sinon, qui sait ce qui pourrait arriver, en attendant que tout se mettes en place de notre côté ? Ma foi, allez savoir. Ainsi donc, c’est un groupe de cinq personnes qui quitte la pièce. Comme je m’y attendais, aucun autre garde n’a suivi et tous restent présents pour surveiller les « invités ». J’attends donc un instant, patiemment. Ce n’est qu’au moment ou mon petit opérateur me murmurera le mot « bureau » que je prendrai soin à me lever, discrètement, pour tituber en direction du couloir emprunté par notre petit groupe. Bien entendu, j’aurais pris soin de me redresser au moment ou personne ne regardera dans ma direction. Si j’ai de la chance, on pensera que je suis simplement parti. C’est la théorie la plus probable. Après tout… Qu’irais faire un type aussi amoché dans un bureau… hein ? Les plus soucieux me chercheraient sans doute aux toilettes. Qui sait ? Je suis peut être incapable de me téléporter, mais vous feriez mieux de ne pas sous estimer ma vitesse et mon agilité. Une fois qu’on apprend à en user, cette « malédiction » peut vraiment se montrer posséder des effets utiles.  Enfin, je dis ça, mais dans le fond, j’en reçoit aussi nombre de désavantages évidents et encore… vous êtes très loin de vous doutez de tous les défauts que je dois surveiller, à longueur de temps. Et non, je ne vous ferai pas l’honneur d’obtenir une liste exhaustive. Ça, se sera seulement si vous vous montrez sage, petits chenapans ! Bref, mes déambulations ne le sont pas vraiment. Arrivé au coin du couloir, je jette un rapide coup d’œil pour vérifier la présence de garde devant la porte. Même pas. Un léger sourire traverse mes lèvres alors qu’en passant, je fixe un petit dispositif dans un coin de mur, à l’abri des regards. De là, donc, je me dirige vers la porte d’entrée.

« Derrière la porte, Je devrais pouvoir flinguer les deux gardes dans une jolie petite brochette. Je te laisse Faust, il immobilise la demoiselle. Je sens que tu vas encore profiter d’une très agréable soirée, mon salop ! Pour les positions, le preneur d’otages se situe à 13h, directement après l’entrée. Les deux autres sont à 20h et 22h. Marge d’erreur minimale. Surveille 20h.»

Un ricanement sombre traverse mes lèvres. J’ai appris par cœur les plans de la villa, je sais donc précisément ou se situent les adversaires dans la pièce. J’entraine mes hommes de la façon la plus rigoureuse possible afin qu’ils se calquent sur mes propres compétences et talents. De fait, oui, notre coordination devrait être optimale. Il finit donc par lancer le décompte à mon oreille.3…2…1… maintenant. D’un geste devenu presque naturel, j’ouvre la porte pour la refermer derrière moi, du pied, affichant un grand sourire à la cantonade alors qu’un bris de verre se fait entendre. Un bris de verre accompagné du doux son de deux boites crâniennes qui se voient perforées, avec les morceaux de cervelles qui décollent, tout ça tout ça. On se laisse souvent surprendre par la puissance de l’impact. Oui… ce n’est pas un petit calibre qui à été utilisé. On sous-estime souvent la puissance d’un bon fusil. On sous estime tellement ce genre d’outil qu’on ne pense que trop rarement à bien s’équiper. En même temps, vu le prix d’un seul de ces fusils, ça n’a rien de très surprenant. Moi-même, j’ai du attendre quelques temps avant de parvenir à mettre la main sur des armes de cet acabit. Bref, il aura attendu le moment idéal, se sera positionné de façon à avoir une belle petite ligne et paf… de la marmelade de sorcier. Bien entendu, il reste encore le preneur d’otages mais le temps que celui-ci comprenne ce qui se passe, la lame cachée située sous ma manche se déploie d’un coup et… hop. Elle sera venue se loger contre sa tempe, venant creuser un trou assez large au niveau de celle-ci. Il n’y à qu’un seul petit soucis dans toute cette petite opération parfaitement huilée. Laquelle ? Il se sera montré particulièrement réactif et aura tenté d’user de ses pouvoirs pour me repousser tandis que j’approchais de lui. J’aurais donc rencontré l’habituelle résistance dans ce genre de cas de figure et… nul doute que la jeune femme l’aura senti elle aussi. Le seul soucis étant que non, cette « attaque » ne m’aura pas arrêté. Ralenti, tout au plus, mais pas assez pour lui permettre d’éviter la lame. Cette jeune femme vient donc, en soi, d’être témoin d’une scène que j’aurais préféré amplement garder secrète. A moins que trop effrayée ou concentrée à comprendre ce qui se déroulait autour d’elle, elle n’y ai pas fait attention mais… Je ne peux qu’en douter, malheureusement. La femme, face au mur, n’aura donc en rien eu le loisir de voir son tortionnaire se faire tuer, et c’est presque doux et cajoleur que je lui cède, tandis que je la « libère »  en retirant ma lame, laissant ainsi le corps de ce minable retomber lourdement :

-Je me permets de m’inviter à votre petite sauterie, j’espère que vous ne m’en tiendrez pas trop lourdement rigueur, ma dame. Ne tentez rien de stupide, non pas que je vous en croie capable, vous valez mieux que ça. Mais dans le pire des cas, vous ne pourrez pas avoir mon allié à cette distance. Je vous laisse donc…. Trente secondes pour vous décider. Est-ce que vous souhaitez traîner à cette soirée miteuse, ou voulez vous partir avec moi. Je m’engage à vous raccompagner, ou à répondre à vos questions derrière un verre, si vous préférez.


Rapidement, suite à ces mots, je prends soin d’aller vérifier l’état de santé des deux hommes. Le second aura survécu, mais… enfin, survécu. Le verre était plus épais que je ne le pensais, et l'autre garde aura encaissé la majorité de l’impact. La balle se sera donc arrêtée avant de devenir « totalement mortelle ». Mais en soi, si il survit de là, ça ne sera sans doutes que pour finir sa vie en tant que légume. C’est donc avec une certaine bonté que je viens mêler le sang de l’autre garde au sien tandis que j’enfile lentement la lame dans le sillage de la balle afin, non seulement de l'extraire, mais d'aussi d'achever l'existence de ce microbe. Il aurait sans doute été plus logique de l’achever au passage mais… non. Elle pourra m’être utile. D’une façon ou d’une autre, elle pourra m’être utile. Certaines famille de sorciers aiment à se penser honorable, comme aux anciens temps. Je gage que c’est sans doute le cas d’une jeune femme aussi impétueuse. Elle n’est pas stupide. Elle comprend probablement l’ampleur du message sous jacent. Son choix le plus intelligent serait d’accepter ma proposition et de venir boire un verre en ma compagnie. Celle-ci  ne vise pas à l’inviter trop abruptement ou lourdement. Elle anticipe simplement les faits : Elle doit crouler sous les questions. Dans un monde parfait, elle me prendra probablement pour un humain compétent. Ce n’est pas moi qui ai causé le plus gros massacre de la soirée, mais en même temps, la compétence se doit de passer avant l’égo. Habituellement, j’aurais sans doutes été à la place du tireur mais… Faust était prétentieux. Il n’aurait probablement que traité avec le chef. Calmement, comme pour démontrer naturellement que ce genre de scène est digne d’une routine réelle à mes yeux, j’entreprends calmement d’essuyer la lame de mon couteau grâce à un morceau de tissu que j’aurais arraché sur l’une de leurs tenues, me tournant vers la jeune femme, comme pour attendre son aval. Pendant ce temps, à mon oreillette :



« Le tir à alerté des gens. Les silencieux sur ce genre d’armes ne sont pas si discrets et mon point de tir n’était pas idéal. Je m’extrais, j’ai déjà envoyé la voiture pour vous récupérer. Tu es sûr que c’est une bonne idée de laisser la fille en vie ? »

Un simple sourire accompagne ces mots, comme pour appuyer mon air sympathique. Si le regard qu’elle m’a jeté pendant de nombreuses minutes auparavant, avant tout ça, ne m’a pas trompé, je suis dors et déjà certain de sa réponse. Et puis, dans le pire des cas, si ma « mort » en vient à survenir….. Nul doutes que mes dispositions sont dors et déjà prises. Les vidéos de surveillances seront, d’ici quelques minutes, remplacées par de faux enregistrements me remplaçant par l’un des invités de la réception alors que celle-ci me montrera en train de me diriger vers la sortie en longeant les murs, comme on pourrait l’attendre d’un type bourré. Si c’est crédible ? Le type en question est un exécutant mal famé. Bien sûr que c’est crédible. On le verra d’ailleurs paisiblement retourner dans la salle ensuite, comme si rien n’était et si quelqu’un s’interroge sur les blessures, tout le monde ne pourra que se rendre à la même évidence que moi-même : Il devait avoir un complice. Si je pense que j’aurais pu me débarrasser d’eux seul ? Peut être. Nous n’aurons de toute façon jamais la réponse, dans la mesure où la présence du dit complice faisait en soi pleinement partie du plan d’action. Un léger « bip, bip bip » se fera alors entendre à mon oreillette. Ça, c’est le doux son du dispositif laissé deux couloirs plus loin. Quelqu’un se dirige par ici. Sans doutes quelqu’un alerté par le coup de feu –par un tiers- ou l’impact de verre ? Allez savoir. Je me dirige alors, après avoir rétracté la lame sous mon costume, vers un coin de la vitre pour la disloquer d’un geste expert. Bien entendu, ce n’est pas mon simple fait. Briser le verre aurait été simple, mais le disloquer… Il faut un outil spécial et oui, cela aura fait partie des attributions de mon cher opérateur. Vous commencez à comprendre ? Rien n’a été laissé au hasard. C’est donc là, le moment de vérité.

-Si vous voulez bien vous dépêcher, nous n’allons pas tarder à avoir de la compagnie.

Conclus-je sur un ton presque câlin, tendant la main dans sa direction. Je veux bien qu'elle puisse sembler sonnée face à l'action rapide qui se sera déroulée "sous son nez" mais... ma foi. Nous verrons bien.

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1) Si elle accepte ce geste, je me conterai de l’attirer à moi, avant de nous faire sortir par l’ouverture ainsi crée, juste assez pour venir la déposer au sol sans manquer aux gestes de bienséance au vu des circonstances, adoptant une attitude des plus professionnelles… Si elle à déjà eu l’occasion de constater de ma résistance surnaturelle… ce n’est pas ma force qui devrait la troubler. De toutes façon, mon petit doigt me dit que si je veux qu’elle finir dans ses bons papiers, il me faudra en soi me montrer on ne peut plus franc. Ça ne fera que la seconde personne, cette semaine, qui aurait la possibilité d’apprendre ma véritable identité. De là, quelques bonnes pressions sur la corde et je remonte juste à temps pour venir emboiter le verre sur l’ouverture. Ni vu ni connu. Lorsqu’ils comprendront ce détail, il sera trop tard et l’un de mes hommes sera déjà venu nettoyer les possibles traces que nous aurions laissés. Il ne me restera plus qu’à la guider vers la voiture nous attendant à l’extérieur Il s’agit d’une longue berline noire, dont l’intérieur est équipé de tout le confort moderne. Bien entendu, un chauffeur se trouve dans. Un vieil homme à l’air sympathique. Enfin, à l’intérieur… il prendra soin d’ouvrir la porte aux deux arrivants pour les inviter à rentrer rapidement, avant de sauter au niveau du volant pour démarrer et partir. Les gardes croiraient sans doutes à de quelconques invités lassé, ou des voisins de sortie. Rien de louche ne se présentant à cette simple voiture. Rien ne laisse à croire que quelqu’un s’est enfui sous leur nez, après tout…  Au vu des effets présents, si la jeune femme n’a rien fait pour aider à ce but, ll ne restera comme seule « preuve » le cadavre de son homme de main assassiné. La balistique pourra aisément en désigner le coupable et l’on pourra croire à une attaque surprise ? En fait, on pourrait croire à tant de choses qu’en l’état, il leur serait impossible de deviner l’ombre même de la réalité. Les choses ont, sans doutes, dans l’empressement de cet imbécile de Faust, tellement bien tournées que le plan en est devenu parfait. Même si une bavure à été commise quelque part, les preuves devraient être facilement effaçable. Des zones d'ombre ? y'en aura toujours. ça ne fera probablement, finalement, que brouiller encore plus ceux qui pourraient enquêter. Si tant est que quelqu'un se fatigue à enquêter. Je compte bien gagner, dans le pire des cas, le soutien des Griffin au travers d'Astoria.

2) Si la jeune femme refuse de suivre… ma foi, j’aviserai. Il me faudra tuer les arrivants et essayer de définir quoi faire d’elle. Mais à mon humble avis… Ce cas de figure ne devrait pas se présenter. Si je prends des risques ? ça ne fait aucun doutes. Pas de plaisir sans danger, n'est-ce pas ?



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MessageSujet: Re: Dancing with the wolves feat. Erik   Mer 14 Nov - 18:56


ERIK & ASTORIA

Dancing with the wolves



La petite brune maudissait son couillon de frère qui pensait que sa seule réputation suffirait pour inciter Faust à se comporter comme un gentleman. Il lui donnait la nausée, à la maintenir contre le mur, son souffle caressant la peau de sa nuque. Elle ne répondit pas, se concentrant pour reprendre le dessus. Sa faculté d’inhiber les pouvoirs de ses adversaires en les touchant était agaçant. Néanmoins, il ne pourrait pas la maintenir en respect encore très longtemps, et là, elle serait là pour riposter, et pour le lancer dans l’un de ses tableaux de mauvais goût. Oh, il riposterait, ferait tout pour se venger, pour lui montrer à quel point il se sentait supérieur ; sauf qu’elle avait l’habitude de traiter avec ce genre d’homme. Lâche moi !   lança-t-elle froidement alors que la main de son hôte remontait doucement le long de sa jambe de manière impudique. Non seulement, il avait tenté d’utiliser un filtre sur elle pour lui faire perdre connaissance, mais en plus il se permettait une certaine intimité. Oh diable les règles qui lui interdisaient de tuer un autre sorcier, là, elle n’avait qu’une envie, lui couper la main et la lui faire bouffer.

Ses pensées meurtrières furent stoppées nettes par du brouhaha ; quelqu’un venait d’entrer dans la pièce de manière chevaleresque. Alaric ? Pour sûre que s’il voyait sa petite sœur entre les mains de Faust, il allait l’empaler lui-même sans autre forme de procédure. Mais non, il ne s’agissait pas de son sorcier de frère, et cela fut confirmé par le bruit d'une balle se logeant dans deux carcasses.  

Astoria sursauta à l'impact par réflexe, c’était la première fois qu’elle assistait à ce genre de scène. Elle avait l’impression d’être dans un film d’action, d’y être actrice, sauf qu’elle avait complètement oublié son rôle et ses répliques . dans quelle merde je me suis encore fourrée ? Faust finit par la lâcher, occupé par quelqu’un d’autre. La sorcière se retourna mais ne bougea pas, ayant des difficultés à comprendre les événements. Elle reconnut le beau gosse, pas très frais de tout à l’heure…. Du moins, c’est ce qu’il avait fait croire… Elle tiqua, en remarquant même dans sa panique, ; qu’il semblait presque insensible aux dons de Faust. Impossible Enfin impossible pour un humain ; donc en conclusion il n’était pas humain. Un sorcier aurait eu un peu plus de difficultés que ça, même un sorcier plus puissant que le crapaud… par conséquent, il n’était pas non plus un sorcier. Un démon ? Cette pensée s’imposa à son esprit, elle n’était pas stupide… mais c’était plus difficile d’admettre qu’elle se tenait dans la même pièce qu’un démon. C’est le genre d’être qu’elle préfère éviter, ne pas emmerder, et ne pas regarder si possible. Les Griffin, étant des sorciers bénéfiques, ne traitent et n’ont jamais traité avec eux, que cela soit de près ou de loin. Leurs pouvoirs ne venaient pas des enfers, contrairement aux pouvoirs de certaines familles de sorciers. Faust utilisait la magie noire, du coup elle pensait qu’il était un grand pote des êtres démoniaques… mais apparemment non…. La seule chose qui ne collait pas, c’est que les démons ne faisaient pas affaire avec des snipers et ils n’utilisaient pas des armes humaines… Se seraient-ils modernisés ? ont-ils une rupture de chien de l'enfer ?

L’inconnu eut donc rapidement le dessus et planta son arme dans la tempe de Faust. Astoria recula d’un pas en portant la main à sa bouche. Au loin elle pouvait facilement imaginer les morceaux de cervelles étendus sur le sol Ne pas vomir… Asto.... non garde tout à l'intérieur Heureusement, elle était plus choquée que véritablement dégoûtée. Décidément, un petit netflix et une soupe Royco auraient été une super idée… en fait n’importe quoi, n'importe où ; sauf ici et maintenant.

L’homme, le démon, ou elle ne sait quoi encore, tourna son attention vers elle. La sorcière était prête à riposter, elle ne comptait pas finir assassinée dans cette maudite villa avec ces enculés. Elle le regarda, méfiante, telle une tigresse prête à bondir… ou à se téléporter superbe idée je trouve ! Pensa t-elle. Elle pourrait arriver directement dans son salon, et oublier cette soirée…. Sauf que les choses n’étaient pas aussi simples que ça. Elle n’avait pas envie d’utiliser ses pouvoirs devant lui.

Elle haussa un sourcil surpris en réaction à son discours, sans pour autant oublier son pote à l’extérieur qui pourrait très bien tirer dans sa charmante petite tête. Elle ne répondit pas, trouvant sa proposition assez… inattendue. Elle se contentait de regarder le moindre de ses gestes, de les analyser, il agissait humainement… avait-elle rêvé ? n'était-il qu'un humain ? Elle reprit un peu ses esprits, et tandis qu’il était en train de faire sa petite vaisselle, elle alla près du corps de Mike, fouilla dans son portefeuille pour prendre un document appartenant à Alaric. Il s’agissait des instructions pour la soirée, signées de sa main et Astoria n’avait pas très envie que l’on finisse pas enquêter du côté des Griffin. Elle rangea le dit papier dans son corsage et s’approcha de James Bond. Entre charybde et scylla mon cœur balance ! lança t-elle avant d’accepter sa main. Le but était de rester en vie pour le moment, donc autant sauter, dans tous les sens du terme pour le coup. Elle se retrouva contre lui, juste assez pour ne pas finir comme une crêpe en bas. Au moins il avait de bonnes manières… enfin si on oubliait le massacre qui venait de se dérouler dans cette pièce. Elle atterrit comme une fleur au sol en sa compagnie. Petite excursion qu’elle aurait adorée dans d’autres circonstances.

La sorcière se laissa guider jusqu’à la voiture avec chauffeur en gardant le silence. Le chauffeur avait un visage avenant et sympathique, le genre de voisin qu’on aimerait avoir… sauf que s’il bossait pour James Bond, il était loin d’être un enfant de cœur. Elle monta à l’arrière en se disant que cela serait une meilleure idée de se téléporter, quitte à se trahir. Il faut dire que personne ne sait qu’elle détient sa capacité… car à sa connaissance, aucun sorcier ne peut passer d’un lieu à un autre en un claquement de doigt.

La petite brune fit mine de s’intéresser au paysage avant de se décider à regard l’homme en costard…. Costume qui pourrait offrir un repas de Noël digne de ce nom à une famille de 8 enfants, les grands parents compris. Pourquoi suis-je encore en vie ?   demanda t-elle d’une voix froide. Il est vrai qu’elle aurait pu lui dire merci, lui sauter à la gorge, lui exprimer son soulagement de savoir que cette ordure de Faust était refroidie… ça aurait été certainement le cas si elle avait été naïve, et si elle n’avait pas vu sa résistance face aux pouvoirs de Faust. A moins qu'elle est vraiment hallucinée ? Non, je sais ce que j'ai vu


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Erik Grimmson
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MessageSujet: Re: Dancing with the wolves feat. Erik   Jeu 15 Nov - 4:38

Erik Grimmson & Astoria R. Griffin"Y'a pire, comme premier rendez vous ♪"
Dancing with the wolves

J’ai entendu dans un film assez intéressant, y’a quelques temps, une tirade assez… poilante. C’était dans « American Sniper » de Clint Eastwood. Bah quoi ? Qui à dit que les démons ne pouvaient pas s’intéresser à la culture ?  Bref, dans ce film,  au tout début, le père de famille prends la parole face à ses deux fils pour leur dire « Y’a trois types de personnes dans c’monde… les moutons, les loups et les chiens d’berger. Certaines personnes préfèrent se dire que le mal n’existe pas dans le monde et si un jour il vient frapper à leur porte ils s’ront incapables de s’protéger. Ces gens-là sont les moutons. Et puis y’a les prédateurs qui se servent de la violence pour s’en prendre aux plus faibles. Eux, c’est les loups. Et enfin, il y à ceux qui ont reçu le don de l’agressivité et le besoin irrépressible de protéger le troupeau. Ces hommes sont de l’espèce rare qui vit pour affronter le loup : Ce sont les chiens de berger ». Alors ouais… je vous vois venir. Vous vous demander pourquoi je pense à ça et surtout, pour les plus cinéphiles parmi vous, pourquoi je songe à cette version de la dite comparaison.  Alors… je vais répondre à chaque question en temps et en heure, si vous le voulez bien. C’est le regard de cette femme qui m’a ramené cette pensée. L’espace d’un instant, alors que je venais d’entrer, j’ai eu l’impression de lire un certain soulagement sur ses traits, comme si elle attendait quelqu’un. Ce genre de visage qui trahit clairement « Je savais que je pouvais compter sur toi ! » mais… Non. Rien d’aussi poétique et sa déception n’en fut probablement que plus grande. Je ne vais, par chance, pas m’offusquer d’un trait aussi évident. Faust aura été assez réactif pour que l’on puisse saluer sa vitesse de réaction et elle aura trouvé le force d’esprit de se retourner. Quoi qu’outre la force d’esprit, il s’agit là simplement de l’adrénaline. Oui, je sais… vous attendez toujours ma réponse. C’est simplement car c’est cette question, précisément, que l’on peut lire presque à chaque fois dans les yeux d’une personne lorsque l’on tue juste sous son nez. Vous savez le plus drôle ? J’ai déjà croisé bien des cas ou une personne sauvée était encore plus effrayée par l’inconnu de son sauvetage que par ce qu’elle savait certain juste avant. D’une certaine façon, je peux ressentir ce même sentiment ici. C’est très humain, comme sentiment. Je dois avouer que même si je ne peux que m’en amuser, je ne parviens pas nécessairement à le comprendre. Peut être car dans le fond, je ne vois dans ce sauvetage que la simple perspective d’une alliance intéressante ? Est-ce le cas ? Mah. Ce n’est pas le moment pour ce poser cette question.

Ainsi donc, dans ce genre de cas de figure, on cherche à caractériser l’homme qui agit. Il semble clair que je ne suis en rien un mouton…. Que suis-je donc ? Le chien de berger ? Le loup ? Quelles sont mes motivations et mes envies. Vais-je tenter de la tuer elle aussi ? La panique est une bien triste alliée. Regardez comme elle continue de paniquer alors que je me suis déjà dirigé vers un autre garde sans même la toucher, si ce n’est par la prestance d’un simple sourire. Elle est persuadée que je suis le loup. Après tout, le chien de berger aurait sans doutes lancé une sommation quelconque, fait en sorte qu’elle soit libérée et loin de tout pour ne pas assister à une telle effusion de sang. Tellement de sottes pensées que l’humain aime à compiler aux moments ou seule la compétence est invoquée. Mais qu’est-ce que la compétence, me demanderez vous… et bien, c’est de prendre moins de dix secondes à éliminer trois cibles donc deux sorcier sans même l’ombre d’une seule égratignure. Je suis conscient de mon naturel très franc. Je sais que mon attention, portée sur ces macaques doit sans doutes transpirer le mépris et le dépit. Mais à ma décharge, la chose est différente la concernant. Cependant, je ne pus m’empêcher de noter la crainte grandissante dans ses yeux au moment ou elle à compris. Ou en tout cas, elle à sauté sur la première évidence qui devait lui être familière. A-t-elle au moins déjà vu un démon, après tout ? Faut dire que bon, même un démon aurait pu se faire avoir par le coup de Faust. Je ne suis pas exactement « un démon comme les autres ». Et fort heureusement, beaucoup des démons actuels ne valent pas beaucoup mieux que ces trois gorilles. Simplement car ils ont fini par rôtir quelques centaines d’années en enfer, les pauvres chéris se pensent tout permis. Des enfants pourris gâtés à l’image de leur lucifer, voilà tout ce qu’ils sont. Alors qu’il semble clair que je sois le véritable loup de cette histoire, la pauvre femme doit sans doute se demander si je ne la réserve pas pour mon quatre heures. Pensée toute à fait compréhensible… elle est à croquer. Mais ce serait dommage de ne pas m’en farcir les couinements plutôt que la couenne. « Elle est délicieusement expressive. » Voyez comme je m’égare à en décrire les réactions. Les jeunes d’aujourd’hui pensent que la torture physique est la plus douce mais… Non. Regarder un tel visage, perdu et perplexe… tentant de se maintenir à flot, traversé par ses doutes… tant d’émotions en quelques secondes à peine. Je sais, je radote sans doute un peu mais… il faut bien que je parvienne à profiter un peu d’une si bonne soirée, finalement. Oui, rien que pour pouvoir l’observer ainsi, elle qui dégages une aura si particulière, ça valait clairement la peine d’accepter ce travail. Quel gâchis que de la laisser aux serres d’une telle merde. Bien entendu, sa réaction immédiate, elle, est sans appel. Rien de surprenant à la voir déglutir péniblement. C’est donc sans pouvoir me délecter plus encore, sans doutes refroidi par le manque de charme évident, que je me suis dirigé de façon à continuer mon affaire. Le défi. Je mentirai en me disant que sa réaction ne m’a pas arraché un sourire. Juste avant mes mots, juste avant que je ne lui laisse le choix. Sa décision était effectivement prise, j’étais le loup.

Avez-vous déjà tué du bétail ? J’imagine que non. Vous savez quelle est la façon la plus efficace d’en venir à bout sans contaminer la viande par le gout de sa peur ? Il suffit de l’abattre au moment ou elle s’y attends le moins ou, mieux dit, quand elle ne voit pas le couteau. Si j’aurais voulu la tuer, c’est à ce moment précis que je l’aurais fait. Lorsqu’elle se sera baissée pour ramasser les documents sur le corps de son ancien garde du corps. Elle ne m’aurait probablement même pas remarqué. Si je suis imbu de moi-même ? Allons… il aurait suffi que je ramasse le couteau du gardien situé juste sous mes pieds. Savez vous qu’un humain peut lancer une balle jusqu’à 167km/h ? ça laisse rêver sur mes propres capacités, hm ? Je sais que j’ai déjà fait cette réflexion mais… Je mets au défi n’importe quel sorcier… ou n’importe quelle créature quelconque, de survivre à ça.



« Que va-t-elle décider, hm ? » Je dois avouer que cette question m’aura taraudé l’esprit jusqu’à ce que j’en obtienne la réponse.  Si je dois être franc, j’avouerai que sa réponse fut bien meilleure que toutes celles qui ont pu me venir à l’esprit. Me citer la mythologie grecque, vraiment ? Pour les incultes qui nous suivent, je vais au moins prendre la peine de vous instruire un peu. Son commentaire fait allusion au Messine. Un détroit donc chaque sortie était habituée de deux monstres marins. Charybde et Scylla. L’expression populaire est légèrement différente. J’en déduis donc que sa traduction évidente l’est aussi. « Tomber de Charybde en Scylla » signifie que les choses vont de plus en plus mal. Mais dans le cas présent, elle fait surtout allusion au choix que les marins possédaient lorsqu’ils devaient choisir leur destination. En somme, elle se demande lequel des deux monstres l’attendant est le plus accueillant.  Sur mes lèvres, face à cette réponse, tandis qu’elle se saisit de ma main pour me laisser l’attirer contre moi… Elle pourra sans doute lire un sourire finement carnassier. Rien de rassurant, j’en conviens mais faut dire que l’occasion de m’offrir un si joli coup de vieux sont assez rares. C’est plutôt bien joué, de sa part. En une petite expression, elle aura su me démontrer que l’intérêt que je peux lui porter ne se résume pas à la perspective de quelques uns de ses couinements. Vous me direz, ce n’est dors et déjà pas le cas. Je suis vieux, vous savez. Et si je pouvais penser que son aura était vraiment spéciale… elle ne pourra que m’en apparaitre comme d’autant plus étrange une fois assis dans le même véhicule qu’elle. Il faudra que je m’arrange pour vérifier ça. Aucune certitude… et ça ne me plait pas. Quoi que… je dois avouer que la perspective d’ignorer quelque chose ne peut que m’attirer, quelque part. Mais j’ai l’étrange et sombre sensation qu’outre ses réticences, lui poser la question ne m’offrirait pas énormément de réponses. Si elle était spéciale… non. Si elle se savait spéciale, elle ne se serait sans doute jamais fait avoir par un microbe comme Faust. Le vieux chauffeur finit par me lancer un coup d’œil, comme pour me demander la marche à suivre. C’est dans un léger geste de main, comme pour lui demander de s’occuper de son nez, qu’il se décidera finalement à prendre la route. Vers ou ? C’est une très bonne question… pas vrai ? ♪ Sa question finit donc par tomber. Une seule question dont le ton ne prête évidemment rien à la douceur. Ahhhh, l’ingratitude des enfants, de nos jours. Puis-je la blâmer ? Absolument pas. Elle à préféré me suivre que de rester avec les macchabées et c’est là une réaction des plus rationnelles. Cela ne veut pas dire que je ne suis plus le loup pour autant. De ce point de vue, elle se situe dans ma cache, là ou aucun feu ne brille plus. C’est assez normal, de fait, que de tenter de se carrer afin d’essayer de sauver sa vie. Il m’aura fallu un instant avant de me décider à lui répondre, comme pour lui rendre l’attente qu’elle m’aura offerte. Non sans lui céder un sourire sincère. Ce qui ne doit, sans doute, en rien se montrer rassurant.

- deux raisons à cela. Premièrement, la raison que vous croirez sans doute plus aisément. Les hommes de Faust sont aussi stupides que l’étaient leur ancien chef. Je possède un enregistrement prouvant l’intérêt de votre frère pour ce qu’aurait pu lui montrer Faust. Qui plus est, celui-ci trahira assez facilement que les dits objets n’ont… pas grand-chose de souhaitable. Je suis certain qu’entre de « bonnes mains », un tel enregistrement pourrait en venir à faire bien des ravages.

D’un geste amical, je finis par relever les mains, comme en prévoyant une poussée de… je ne sais quoi. Et peu importe. Mon sourire s’agrandissant, j’ajoute

-Je vous offre de vous la rendre. Votre amitié pourrait m’avoir bien plus de valeur que la possibilité d’embêter votre famille. Je préfère laisser les manipulations stupides aux enfants encore imberbes, si vous voyez ce que je veux dire.

Nouveau silence, alors que je porte les mains vers une petite ouverture dissimulée. La voiture est spacieuse, assez pour posséder quelques enfoncements de ce genre. C’est donc calmement, toujours, que je viens retirer une bouteille et deux verres du rangement. Bien entendu, je lui offre l’un des verres avant de venir le remplir, gentiment persuadé que la dame ne crachera sans doute pas sur un petit remontant. Même si elle ne boit pas beaucoup, il faut dire qu’après une telle soirée, le besoin pourrait s’en faire sentir. Bien entendu, je reste dans les limites du convenable, lui servant un simple demi-doigt du breuvage. Bien entendu, ce n’est pas une bouteille de merde, et même les papilles néophytes n’ayant qu’eu l’occasion d’en gouter un potable ne pourraient le remarquer. J’imagine cependant qu’elle doit être habituée à meilleur que le simple marché moyen. C’est après avoir rempli un peu plus mon verre et avoir déposé la bouteille, que je me satisfais à ajouter

-La seconde raison est bien plus simple, je le crains. Il m’aurait semblé être un sacré gâchis que de vous ôter la vie comme si vous étiez aussi malpropre que cet imbécile de Faust. Non pas que je sous estime vos capacités, je suis certain que vous êtes digne du plus grand des intérêts. Ainsi, je vais me présenter franchement.

Nouveau sourire, alors que je continue, le regard porté sur elle non sans la dévorer légèrement des yeux, parfaitement franc dans mon propre langage. Si ma tournure montre que son esprit et ses réactions m’ont intéressé, je n’en reste pas moins un homme sachant apprécier les bonnes choses. Je doute qu’elle ne trouve le moyen de s’en offusquer. C’est le regard d’un homme à une femme et non celui d’une bête envers une femelle. Plus flatteur que réelle avilissant, en somme. Je mêlerai donc mes mots au geste alors que je tire de ma main libre une carte de ma poche pour venir la lui tendre

-Je me nomme Erik Grimmson, CEO des BLACKBEARS. Vous avez peut être entendu parler de nous, nous occupons l’immense château qui borde la plus haute colline, à une petite vingtaine de kilomètres de cette ville miteuse. Nous sommes une société militaire privée, bien que nous puisons accepter quelques contrats dans le mercenariat, à l’occasion.

Inutile d’en ajouter plus. Vanter que sa mort n’était qu’un contrat reviendrait à dire que nous arrondissons les fins de mois de façon moins… officielle. Quoi qu’en soit, c’est un contrat que n’importe quel chasseur aurait sans doutes pu accepter. De quoi laisser songeur, sans doutes. Tandis que je parlais, je pris un réel soin à ne pas la quitter des yeux. Si effectivement j’étais curieux de ses réactions, ce point n’a pas réellement changé. J’ai simplement plus l’occasion de m’y pencher maintenant que nous sommes loin de toute compagnie indésirable. Si elle aura pu sentir plus tôt toutes sortes de choses troublantes, telle que mon envie de tuer ou la tension qui accompagne ce genre d’humeurs, depuis que nous sommes entrés dans le véhicule, tout ceci à disparu. De fait, je me montre surtout courtois et sincère avec elle. Mon regard autant que mes mots n’a dors et déjà que pu lui démontrer. Un peu comme si tout ce qui venait de se produire ne s’était jamais déroulé. Je sais qu’elle sait. Son regard me l’a montré. Cette certitude aveugle de posséder le loup sous son nez, comme si elle s’attendait à me voir dénuer les crocs pour lui attraper la gorge. Ainsi, peut être parviendrais-je à lui faire oublier cette image au profit de plus de… Qui sait, douceur et sérénité ? -à moins que dans le fond, ça ne fasse que renforcer mon image de "loup" ?- Loin de moi l’envie de m’en faire une ennemie, après tout. Outre elle-même, son Coven pourrait bien apprécier mon geste. Je pourrais, en leur rendant cet enregistrement, me faire des alliés plus qu’intéressants, au-delà de cette jeune femme. Elle…. Elle à déjà piqué ma curiosité.

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MessageSujet: Re: Dancing with the wolves feat. Erik   Ven 16 Nov - 21:10


ERIK & ASTORIA

Dancing with the wolves



Astoria était en train de se demander si c’était véritablement une bonne idée d’avoir suivi James Bond. Elle préférait le surnommer ainsi, ne trouvant pas d’autres termes approprier. James Bond est un gentil, et du coup cela donnait une note moins mélodramatique à la situation. Dans quelles griffes était-elle tombée maintenant ? La seule chose rassurante, c’est qu’elle préférait être là, dans la voiture d’un inconnu, plutôt que d’avoir le corps de Faust collé au sien. Le crapaud étant éliminé, il n’y avait plus de problème, c’était une bonne chose, d’autant plus qu’il n’avait pas apprécié la tentative d’intimidation d’Alaric. Elle aurait tellement aimé que son sauveur soit son frère aîné ; depuis la mort de leur mère, il était distant et elle n’en connaissait pas la raison. Elle en souffrait, surtout que leur relation était très fusionnelle. Son comportement ayant changé, c’est comme si cette relation était éraflée, le genre d’impact qui laisse une trace dans la durée. Astoria accorde sa confiance, serait prête à tout pour défendre ceux qu’elle aime, même à sacrifier sa propre vie… Or, sa confiance, elle l’accorde à 100 % qu’une seule fois…. La « sorcière » se sentait désespérément seule ce soir et il fallait qu’elle fasse avec. C’est vraiment le comble pour une jeune femme issue d’une famille de 4 enfants, et qui appartient à un Coven.

Elle fronça les sourcils en apprenant que James avait un enregistrement m’étant son frère en cause. Elle était prête à lui faire bouffer son enregistrement, démon ou non, mais s’en abstient en voyant qu’il était bien plus raisonné que Faust. Il voulait son amitié, enfin traduction, il voulait être ami avec les Griffin. Par cette simple requête, elle devinait aisément qu’il savait qui elle était. D’ailleurs comment cela se faisait-il qu’il connaissait son identité ? Il a sans doute fait des recherches sur Faust, sauf qu’elle n’est pas une proche…. Et pourquoi parler de son frère directement ? à moins qu’il ait entendu Faust interpeller à son arrivée dans la villa. C’était certainement ça, quoi d’autres ?

« Et en quoi ma famille peut-elle vous aider ? demanda t-elle d’une voix calme alors qu’à l’intérieur d’elle c’était aussi tranquille qu’un volcan en éruption. Son collier la brûlait légèrement, comme à chaque fois où il essaye de contrôler son tempérament un peu trop enflammé.

Astoria observait le moindre de ses gestes, surtout lorsque ses mains se dirigèrent vers une petite ouverture. Allait-il sortir un flingue ? une bombe lacrymogène ? si c’était le cas, elle était prête à l’envoyer sur les roses… mais au lieu de cela, il en sorti deux verres ainsi qu’une bonne bouteille. Au moins, il avait les mêmes goûts qu’Alaric en matière d’alcool. Elle se laissa servir, en esquissant un sourire en coin, Faust avait essayé de lui servir un verre…. Ça faisait beaucoup de verres offerts en une soirée, sans qu’elle puisse vraiment les contrôler. La sorcière attendait juste qu’il trempe ses lèvres en premier, tout en restant naturel pour ne rien montrer de ses émotions.

Toujours méfiante, elle remarqua le regard que lui lançait son interlocuteur, regard qui ne l’a laissé pas insensible, il fallait bien l’avouer… mais il lui en fallait encore un peu plus pour lui retourner son sourire. Astoria peut paraître froide par moment, même si en vérité, c’est loin d’être le cas… elle est plutôt le contraire.

Erik Enfin, elle pouvait mettre un prénom sur sa bouille… ça avançait un peu… quant aux Blackbears, elle en avait entendu vaguement parlé. « Je ne pensais pas que les Blackbears s’intéressaient à ce genre d'affaire " Le chauffeur était en train de les écouter, elle ne pouvait donc pas parler de sorciers, et encore moins dévoiler sa nature

La jeune femme plongea son regard dans le sien comme pour lire en lui. Elle aimerait pouvoir analyser son aura et tout le tralala… sauf qu’en sondant son énergie, elle serait obligée de dévoiler la sienne, et de ça elle n’avait pas envie. Cela lui demandait beaucoup de dissimuler son « aura », mais elle avait appris à ses dépens que ce qu’elle dégageait, en effrayé plus d’un. Elle pouvait également mettre les deux pieds dans la soupe en lui disant clairement qu'elle savait ce qu'il était... oh elle en était pas certaine à 100 %... mais prêcher le faux était une bonne technique pour connaître la vérité. « Où m'emmenez vous ? "



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Erik Grimmson
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MessageSujet: Re: Dancing with the wolves feat. Erik   Sam 17 Nov - 5:11

Erik Grimmson & Astoria R. Griffin"Y'a pire, comme premier rendez vous ♪"
Dancing with the wolves

Ainsi, la réaction obtenue était celle dont je me doutais. Oui, je m’attendais plus ou moins à ce qu’elle prenne assez mal ma première tirade. En même temps, qui prendrait bien une mise en bouche dévoilant un jeu majeur contre la personne se situant en face de soi. C’est une façon abrupte de faire comprendre que l’on possède un pion –ou deux… ou plus- d’avance. Que si l’on voudrait, on pourrait se montrer être un terrible adversaire. Ainsi, à ces mots… Ou devrais-je dire à mes propres mots, je pus lire en elle un trait de caractère précis. Elle était douée. Elle savait dissimuler au commun le fond de sa pensée mais c’est là simplement car le commun est loin de posséder ma propre expérience. Le commun la verrait froissée ou offusquée face à ma « tirade ». Mais non. C’est une haine farouche qui prend son regard noisette. Si j’avais été un peu plus jeune, peut être l’intensité poignante de son regard aurait suffit à m’arraché un frisson mais au contraire, celui-ci ne put simplement me plaire et je dois avouer que le mystère se dissimulant derrière elle n’atténue en rien ce sentiment. Aussi instinctivement que naturellement, après ma tirade sur mes souhaits quant à l’enregistrement, je porte le verre à mes lèvres. Sans doute pour y dissimuler mon sourire. Je ne voudrais pas, après tout, qu’elle se méprenne sur ma réaction, qu’elle pense que je me moque d’’elle car non, d’une certaine façon, ce n’est pas le cas. Peut être un peu, si je dois être franc. Mais comment ne pas s’amuser de sa réaction quand on sait la vérité ? Si son ton trahit sa maîtrise, l’absence de réaction plus marquée face à un probable allié démontre bien qu’elle n’est toujours pas convaincue et que cette colère sourde continue de bouillir. Intéressant. L’espace d’un instant, une impression fugace me traverse. Je n’ai pu m’empêcher de songer qu’elle ferait un excellent sujet. Un jouet de premier ordre.  Mais je chasse bien rapidement cette idée, acceptant la morsure de la frustration. La frustration ? Pensez vous que seuls les faibles connaissent et vivent ce sentiment ? Si oui, c’est que vous êtes idiots. C’est justement car les forts le ressentent aussi qu’ils finissent indéniablement pas chuter. Nous possédons tous nos faiblesses et généralement, le talon d’Achille du puissant se situe dans une seule et simple frustration. Certains dominent par la force, mais se rendent compte qu’ils ne possèdent finalement rien de propre. Certains dominent par l’argent mais c’est alors leur propre volonté qui s’st effritée avec le temps et d’autres par leur intelligence… Mais c’est la le pire car l’intelligence appelle à la solitude. Vous êtes vous déjà demandé si vous trouveriez un jour quelque chose capable de faire battre votre cœur ? Quelque chose qui représente bien plus que l’intensité d’un baiser ardent ? Nous pouvons passer notre vie à les enchainer mais c’est une vie bien plate, de ne pouvoir combler le manque qui demeure au fond de notre cœur. Alors si vous commencez à cumuler ces points… Combien de temps peut-on se sustenter de substituts ?

-Je ne vais pas vous mentir, Miss Griffin. Je n’ai pas encore parfaitement réfléchi à ce point. Après tout, les évènements vous ayant amenée à me tenir compagnie en cet instant ne sont somme toute que l’humble fruit du hasard. A moins que vous ne préfériez songer que c’est  là le fruit du destin. Ce serait assez poétique, je dois l’avouer.

Je marque un nouveau sourire, déchiré entre charme doux et amusement sincère. Ce n’est qu’après un léger silence que je reprendrai donc. Je sais que mon bon chauffeur nous écoute. Pensez vous vraiment que je suis du genre à me faire accompagner par quelqu’un qui ignore tout des petits secrets de ce monde ? il représente à lui seul une banque de donnée assez impressionnante, en réalité et sait parfaitement ce que je suis. Il sait si bien ce que je suis qu’il est sans doute difficile d’éviter le regard qu’il me lance, parfois, dans le rétroviseur. Ce n’est pas de la méfiance ou de l’amour… non. C’est plus subtil que ça. C’est du respect. Du respect si pur et si brut qu’on pourrait avoir l’impression que s’en découper une bonne tranche devient possible. Le respect mêlé à une certaine mélancolie se dissimulant sans doute sous ses sourires avenants. Allez savoir quel en est le but ou la source… cela dit. Quoi qu’il en soit, c’est en reprenant que je réponds à la question qui la taraude sans doutes le plus : Ce que je suis. Elle m’a déjà fait comprendre qu’elle avait un doutes et dès lors… Le doute ronge l’âme et grignote l’intégrité. Si je veux obtenir ses faveurs, je ne dois pas lui mentir. Bien sûr, je pourrais sans doutes les obtenir sans lui révéler ce détail mais… Allez savoir. Je suis joueur. Certaines situations sont enclines à ce que l’on dévoile toutes ses cartes. Certaines relations n’en sont que plus solides. Peut être est-ce sur cet aspect que je mise la totalité de mon pari. Ainsi, sous ses yeux, mes yeux d’un noir profond se dévoilent. Mais ils ont quelque chose de très légèrement différent. Comme de fines craquelures moins sombres les traversant. Sans doute est-ce là l’une des affres de ma malédiction ? A leur couleur, l’on pourrait penser  que je suis un démon inférieur, mais c’est faux. D’une certaine façon, je ne peux que remercier la présence de ces craquelures. Ils offrent à mon regard un certain effet. La couleur des yeux, chez un démon, ne caractérise que leur rang. Ils ne sont pas plus puissant selon leur rangs mais souvent, tout simplement, plus anciens. Comme j’ai voué mon existence à me limiter au rang d’exécutant, je n’ai jamais réellement cherché à voir plus loin. Je dirais même mieux… Comme je n’ai pas été crée par Lucifer, mais repris d’une âme bien plus ancienne encore… je suis en réalité beaucoup plus vieux que la grande majorité des démons. Lorsque je vous disais qu’ils avaient tendance à me mépriser, ce n’est pas pour rien. Ils se croient supérieurs car ils ne sont que des enfants. Des bébés gâtés qu’une simple pichenette pourrait effacer. Et si vous pensez que ce geste pourrait diminuer l'aspect mystérieux de ma personne et bien... re-songez y un instant. Sur quoi pourra t-elle le plus s'interroger ? Ce que je suis ? C'est une question évidente. J'ai 50% de chances qu'elle ai effectivement senti ce qui s'est passé avec Faust. Non. Je vais tellement "l’assommer" sous le poids de mon humble sincérité, qu'elle ne pourra que voir des centaines de question lui venir justement car elle saura ce que je suis avec une certitude aveugle. Ou peut être que je me trompes ? Je ne penses pas. Dans le pire des cas, cela ne fera sans doutes qu'en retarder l'impact. Sa colère retardera peut être l'impact. Mais lorsqu'elle sera seule, ce soir. Elle ne pourra probablement plus penser à grand chose d'autre. Si elle résiste jusque là. Je suis ce que je suis et oui, je l'assume pleinement.

-Mon but était simple et vous avez assistée à cette finalité. Vous dire que je ne m’en suis pas servi des circonstances pour me faciliter la tâche serait mentir. Tout autant que vous dire que l’amitié de votre famille me serait inutile. J’espère simplement que vous saurez vous montrer plus intelligente que la grande majorité des chasseurs qui critiquent mon espère. Moi-même n’ai jamais particulièrement souhaité être ce que je suis et je possède nombre de différences avec ceux dont on à du vous parler, j’en suis certain.


Mon ton est calme. Comme si lui dévoiler ceci était en réalité aussi simple que de lui offrir une profonde révérence. Si je suis calme ? Oui. En réalité, je ne dégage réellement aucune menace, aucune peur ou aucune frustration. Mes mots ne sont que franchise. Comme pour en compiler les faits, je porte la main à une poche interne, sous ma veste, pour en tirer le fameux mécanisme d’écoute. D’un geste simple, je l’allume donc après avoir bien entendu pris soin de retirer les écouteurs pour que le son se voie diffusé par les hauts parleurs. Pour l’instant, j’occupe son esprit le temps qu’elle digère ce qu’elle vient d’apprendre. Rien ne me protège d’une attaque surprise. Je mise donc tout sur ce côté « honorable » que j’espère avoir bien discerné en elle. Pourquoi ne pas attendre qu’elle s’apaise un peu avant de lui balancer une telle bombe ? Si elle est consciente de se contenir autant que faire se peut actuellement… alors contenir ceci ne représentera pas une réelle différence. Si j’entame de gagner sa confiance pour ensuite qu’elle le découvre par un autre moyen… Disons que je risquerai de la perdre, tout simplement. Impétueuse femme ne pardonne pas à la légère.

« Audric Griffin ? Tu penses que ces saloperies pourraient l’intéresser ? Depuis quand ce genre de types baignent dans la magie noire ? C’est une sacrée réserve que t’as là, mon gars. On devrait pouvoir écouler ça sans trop de difficultés, j’pense. Ouais, je t’amène la marchandise, Faust. T’auras ça avant ce soir, promis. Ouais… c’est ça. Allez, salut ! »

Une fois l’écoute terminée, et après avoir pris soin d’enrouler les écouteurs autour de la petite boite sombre, je me contente simplement de lui tendre. Oui, comme je l’ai mentionné, je lui rends simplement ce qui n’appartient à personne d’autre que sa famille. Sans doutes cette preuve suffira t-elle à marquer une leçon exemplaire à son frère sans que des types dans mon genre n’aient à s’en mêler comme ce fut ce soir le cas pour Faust. Elle ne peut que le comprendre. Qu’elle me croie ou non, je viens de faire un pas immense dans sa direction. Nul doute qu’elle ne pourra, cette fois, qu’y être particulièrement sensible.

-Mon groupe s’intéresse à toutes sortes d’affaires. C’est justement l’un des points d’intérêt à me faire l’ami de personnes aussi bien placées que vous. Je saurais, si vous m’offrez le bénéfice de la patience, vous prouver que ma vision des choses et du monde n’inclut dors et déjà plus aucun massacre aveugle et trop conséquent pour faire de moi une menace. Vous avez constaté de mes méthodes plus tôt. Beaucoup de mes employés sont humains et une bonne partie d’entre eux savent dors et déjà ce que je suis. L’homme qui conduit ce véhicule en ce moment même pourrait vous l’affirmer.



Nouvelle pause, alors que je conclus face à son ultime question. Vous avez l’impression que je mène trop la danse ? C’est volontaire. C’est moi qui suis en position de plaidoyer. Vous ne l’aviez pas remarqué ? Vous ne saviez pas qu’un dossier était tout aussi efficace en ligne de défense qu’en cas d’attaque ? Et bien… L’on s’étonne ensuite que l’humanité ne fasse plus grand-chose d’improbable. Un exemple ? Parvenir à persuader une sorcière prônant le bien qu’un démon peut être bénéfique à ce monde.

-Nous prenons actuellement la direction d'une demeure appartenant à mon groupe. Bien entendu, une simple demande de votre part et nous vous ramenons chez vous. Je comprendrai qu’il vous faille un peu de temps pour réfléchir à tout ceci. Cependant… bien que rien ne vous force à me répondre quoi que ce soit dans l’immédiat, je suis presque certain que cette conversation n’est toujours pas terminée. Je me trompe ?

Mon regard revenu au sombre de jai de mon véhicule, ce qui en soit peut sans doutes se montrer troublant, je me contente d’observer la jeune femme avec toujours autant d’intérêt. Comme pour lui faire naturellement comprendre que je l’estime dors et déjà. Peut être que cet intérêt sincère pourra se retourner en ma faveur, qui sait ? Après tout, si rien ne la force à me faire confiance… qu’est-ce qui me force, moi, à en faire de même ? Notre chauffeur, en tout cas, se contente pour l'instant de garder le silence, l'air approbateur. Si elle le questionne, il lui répondra sans doutes.

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MessageSujet: Re: Dancing with the wolves feat. Erik   Sam 17 Nov - 13:48


ERIK & ASTORIA

Dancing with the wolves



La « sorcière » n’était pas douée naturellement pour juger les personnes. Elle pouvait effectivement écouter son instinct, ou bien miser un peu plus sur la raison. Concernant Erik, ni l’un ni l’autre n’arrivait à le cerner. Curieux personnage qui se tenait devant elle, à la fois courtois et capable de tuer un homme de sang-froid. Quel homme peut-il être les deux à la fois ? arriverait-elle, elle à tuer et ensuite à discuter tranquillement dans une voiture avec un inconnu ? Elle n’en savait rien puisqu’elle n’avait jamais ôté la vie de quelqu’un, ni essayait de nuire à une personne ; mis à part à la cour de récréation, lorsque Agatha se vantait de courir plus vite qu’elle. Une telle rage était montée en elle face à ce mensonge, qu’elle s’est précipitée sur elle, montrant aux autres que la petite blonde prétentieuse n’arrivait pas à la semer avant de lui faire un croche pied pour qu’elle se retrouve la tête la première sur le bitume. Cela lui avait valu les remontrances de sa maîtresse, de sa mère et de la mère de la chipie aux couettes. Elle se souvint d’avoir été privé de dessert pendant une semaine ; punition qu’elle considérait abusive… d’autant plus qu’elle adorait les desserts, sauf ceux à base de café, et aujourd’hui elle est toujours en extase devant un gâteau au chocolat. Un péché de gourmandise qu’elle doit compenser en allant courir dès qu’elle le peut… même si au fond, le sport lui permet surtout de se vider l’esprit et de se calmer. Aujourd’hui Agatha était une mère de famille, d’ailleurs elle avait ses deux têtes blondes dans sa classe. Mariée à un comptable, elle menait une vie bien rangée… Par contre, elle arrivait toujours à casser les bonbons à Astoria par sa position de parent d’élève. Parfois, la « sorcière » aimerait tellement prendre sa tête et la claquer dans sa foutue tarte citron meringuée juste pour qu’elle cesse de parler quelques secondes. Agatha aimait lui rappeler qu’elle était célibataire, sans enfant, et qu’il ne lui manquait plus qu’un chat pour terminer le tableau. Elle avait peut-être raison, peut-être qu’à son âge on est censé trouver l’homme de sa vie, se marier et se faire engrosser pour donner la vie à des rejetons aussi compliqués qu’elle. Sauf que, Astoria n’avait pas le temps de conter fleurette, ou de se faire tripoter en sortant du cinéma. S’attacher à une personne, n’est-ce pas le piège le plus douloureux de la vie ? Même si parfois, elle se prend à envier l’amour unissant Anthéa et Armand, ses parents adoptifs. Mais qu’est ce qu’elle y connaissait de l’amour ? Pas grand-chose après tout.

La petite brune esquissa un sourire lorsque Erik, alias James Bond…  Lui parla du fruit du hasard, ou du fruit du destin…. Cela ne changeait en rien à la situation, et était-ce si important ? Non pas vraiment. « Je suis de nature à croquer dans n’importe quel fruit, qu’il soit du hasard ou du destin » répondit-elle de manière énigmatique. Elle aussi pouvait se la jouer mystérieuse, et après tout n’était ce pas la vérité ? ne fallait-il pas qu’elle profite de sa vie à fond, puisqu’elle en a qu’une ? Elle était là, fasse au loup ? au chien de berger ? Il fallait bien qu’elle pense un peu à ses jolies fesses et surtout qu’elle prenne partie de cette rencontre… si partie il y a.

La jeune femme se raidissait en constatant que son compagnon de soirée dévoilait toutes ses cartes. Un regard noir, sombre, démoniaque. Elle ne sait comment, ni quelle force lui permettait de ne pas hurler, de faire du forcing pour sortir de cette voiture. Ma pauvre fille ! On pouvait y perdre son âme en plongeant son regard dans ses yeux là. C’est presque de manière impudique qu’elle observait ses yeux… pourquoi y avait-il la présence de craquelures ? Tu as un démon devant toi…. Mais non, tu préfères t’arrêter sur ce léger détail C’était la seconde fois qu’elle rencontrait un démon, la rencontre avec le premier s’étant beaucoup moins bien passée.  « Au moins vous n’avez pas les yeux améthystes » dit-elle pour briser le silence avant de boire quelques gorgées de son verre…. Cela lui permettait de garder une certaine contenance, ou du moins essayer.
Elle écouta ensuite l’enregistrement, et soupira en entendant le nom de son frère…. Le plus… instable dirons-nous. Il touchait à des choses dangereuses, elle le savait mais n’avait aucune emprise sur lui contrairement à Alaric. Il était déjà puissant, alors pourquoi s’entêter à pratiquer la magie noire, au risque de s’y perdre.  Elle prit l’enregistrement, ses doigts effleurant les siens en attrapant le boitier, puis le remerciant d’un signe de tête.

« La seule ombre à cette histoire, c’est que mon frère ne traite pas avec les démons. Il est un tantinet raciste » dit-elle en esquissant un faible sourire. Il faut dire que l’aîné à ses idées bien arrêtées sur ce qui est bien, ou mal. « Disons que nos ancêtres ont eu quelques difficultés par le passé » enfin plutôt leurs ancêtres puisqu’elle ne faisait pas partie de la famille par les liens du sang. « Mes idées sont moins extrêmes me concernant » Après tout, n’était-ce pas à elle de faire un effort ? Il l’avait sorti d’une sacré galère, n’avait pas jugé utile de l’abattre, lui parlait et lui remettait un enregistrement pouvant discréditer Audric, lui offrait un verre sans poison dedans ou autre filtre… « Je pense être capable de plaider votre cause, ou notre cause auprès d’Audric… c’est lui qui gère l’entreprise familiale. Je ne suis qu’un pion » ou plutôt qu’une simple maîtresse d’école qui se demande encore ce qu’elle fout ici !

Elle ne put continuer à répondre à son interlocuteur que quelque chose se mit à vibrer sous sa robe. Elle posa son verre de manière à ce qu’il ne tombe pas, releva sa robe en essayant d’être le plus pudique possible pour attraper son téléphone qui était maintenu contre sa cuisse. Elle s’efforça à ne pas croiser le regard du démon mystérieux, ce n’était pas le moment de devenir rouge pivoine... elle décrocha, en entendant Alaric à l’autre bout du fil. Apparemment les nouvelles allaient vite. « Oui… non… Oui je vais bien… non je n’ai rien… et oui ce n’est pas grâce à toi » répondit-elle néanmoins contente qu’il concède à lui demander de ses nouvelles… Il était devenu bizarre envers elle depuis quelques temps, et cela ne lui aurait même pas étonné qu’il n’essaye de la contacter que demain matin. « Je t’explique tout demain… d’accord ?  » apparemment, son aîné n’était pas d’accord, mais elle lui raccrocha au nez.

En relevant les yeux vers lui, il arborait de nouveau son regard noir et cela la faisait frissonner… sauf que ce n’était pas vraiment de peur… elle ne saurait définir les sentiments contradictoires qui s’imposaient à elle.  « Je tiens le choc, merci de vous en inquiéter…. Et je souhaite en savoir plus sinon je ne vais pas fermer l’œil de la nuit » Elle esquissa à nouveau un sourire en étant un peu plus détendu « Par contre, si vous me me regardez ainsi, je crains de finir par faire un arrêt cardiaque » elle comprit seulement après que sa phrase pouvait avoir un double sens… elle voulait parler de son regard noir, quoi que ........ allez savoir.



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Erik Grimmson
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MessageSujet: Re: Dancing with the wolves feat. Erik   Dim 18 Nov - 9:39

Erik Grimmson & Astoria R. Griffin"Y'a pire, comme premier rendez vous ♪"
Dancing with the wolves

A mes yeux, amour à toujours plus ou moins rimé avec pitié. L’attachement d’un humain à un autre est à la fois le plus éphémère et le plus puissant des contacts. Les histoires mêlant l’amour d’une âme humaine avec celle d’un démon ne sont pas rares. J’ai eu l’occasion d’en entendre bien des couplets, au fil des années. Bien souvent, il s’avère que le démon manipule l’âme humaine. Ou que celle-ci, trop fade, se consume en essayant de suivre l’âme humaine. Il n’a jamais été surprenant à mes yeux que l’âme humaine possède une telle valeur et un tel pouvoir. Ce n’est pas tant le fait de posséder une âme humaine, qui lui en offre la valeur. Bien sûr, l’âme seule représente une source d’énergie assez effrayante mais… avez-vous déjà tenu entre vos mains une âme dévouée ? Une âme capable de se sacrifier pour vous, peu en importe la stupidité ? Moi oui. Et encore aujourd’hui, je porte cette âme près de moi. Et bien quoi ? Est-ce si surprenant ? Ce corps est celui d’Erik Grimmson. Mon nom n’est en soi qu’un nom d’emprunt. Sans doute est-ce triste, mais quel autre nom pourrais-je porter, moi qui ai fini par oublier le mien ? Savez-vous ce que l’on ressent à essayer de construire quelque chose que l’on sait bien trop grand pour cette humanité ? De compiler en une seule existence le fruit et la finalité de centaines d’autres ? Que d’être prêt à se jeter face aux autres pires monstres arpentant la froideur de ce monde simplement pour pouvoir leur montrer à quel point vous leur êtes supérieur et que cette humanité, si méprisée et abusée, peut parfois… oui, parfois, ne rien avoir à vous envier ? Bien sûr que vous n’en avez aucune idée. Votre but n’est pas de vivre et de relever la valeur d’une telle vie. Votre vie consiste à vous montrer méprisants et inutiles. Tels de vulgaires insectes s’amusants à imiter des dieux dont vous n’arrivez pas à la cheville. Anges, démons, certains anciens dieux, corrompus par leur propre vanité ou tout simplement monstres en tout genre. Vous vous pensez tous si supérieurs que vous n’êtes simplement pas capable de voir ce qui se trouve juste sous votre nez. Tous, vous vous accordez à voir en l’humanité un simple panier repas, ou encore quelque chose à martyriser allégrement. Mais expliquez moi, si les choses sont si simples… pourquoi les âmes humaines sont et demeurent si puissantes ? Pourquoi ce sont toujours des humains, au final, qui parviennent à vous porter le coup final ? Les Winchester ne sont qu’un exemple parmi, en réalité, tant d’autres. Attention, je ne dis pas par là que l’humanité prévaut sur tous les êtres de ce monde. C’est faux. Je dis simplement que l’humanité rassemble le meilleur comme le pire de nous tous. S’ils ont été capables de mettre un archange à mal au point de le pousser aux ténèbres par leur seule existence, que peuvent-ils encore accomplir ? La volonté d’un dieu quelconque ? La seule chose dont je puisse encore être certain, c’est que j’ai servi bien d’autres dieux, de mon vivant. Et pourtant… je n’en suis pas moins ici, aujourd’hui.  Ce que je veux dire, donc, malgré tout cet égarement, c’est que seule l’humanité parvient à garder et maintenir cette volonté ardente envers et contre tout. Peut être est-ce simplement à cause de cette simple mortalité ou peut être est-ce simplement car ils ont quelque chose de plus. De simple… D’équitable. Une équité aveugle qu’ils finissent par perdre au fil du temps pour se voir enfermés face à leurs réussites ou corrompus par la torture. Allez savoir, finalement. Les faits sont simplement ce qu’ils sont. Ce sont les mots de cette femme qui finiront par me sortir moi aussi de mes propres songes, finalement. Des mots sans doute pleins de sens, pour cette simple humaine. Je peux aisément imaginer les raisons pouvant la rendre aussi flexible. Pourquoi s’imposer de quelconques limites, quand on sait que notre temps est compté ? Pauvre enfant. Ces mots ne font que démontrer à quel point tu ignores encore tout de cette vie et de la puissance réelle…. De la saveur réelle que ton âme peut porter. Mais qui suis-je pour dire ces mots, finalement… moi qui n’ai même pas le vague souvenir d’avoir réellement connu ce sentiment ? Suis-je, encore et malgré tout ça, un simple hypocrite ? Je m’évertue à chasser cette pensée, tout autant, peut être, que la mystérieuse pointe de mélancolie qui n’aura que pu se camper derrière mon regard, jusque là. C’est donc dans un nouveau sourire, bien que visiblement plus proche de la connivence qu’autre chose, que j’admets à lui céder :

-Une valeur moins sûre mais bien plus croustillante, j’en conviens aisément.

Bien. Il est temps de se re-concentrer, maintenant. Cette conversation ne se finira sans doutes pas seule et il va me falloir toutes mes capacités intellectuelles pour continuer à mener la dance ainsi. Bien que je m’efforce de la dissimuler, cependant, nul doute que cette pointe de tristesse, et donc, de vulnérabilité, doit demeurer au fond de mes yeux. Comme si ce sentiment était parvenu à remplacer une partie de mon assurance. Cependant… il en faudrait bien plus pour que j’accepte de céder du terrain aveuglément. Je ne sais ce qui m’a amené à voir une partie de cette épaisse cuirasse se fissurer ainsi… mais je maintiendrai tout en place bien assez longtemps. Quitte à sacrifier une vie en rentrant. Quitte à passer moi-même dans l’aile spéciale de ma demeure. Je la laisse généralement aux hommes, me satisfaisant de ce que je peux saisir lorsque l’occasion s’en présente mais… Cette fois, peut être, devrais-je marquer une exception. Certains de mes vieux « amis », bien qu’ils soient très rares, comme Tobias, connaissent mes raisons. Si je ne me présente pas aux abords de ces portes. Si je ne vais pas assouvir face à tous mes pulsions les plus sombres… C’est car je sais qu’ils ont besoin d’un exemple. Je ne leur ai jamais dit ouvertement. Pas même à lui, mais il est loin d’être idiot. Il m’a vu torturer bien au-delà de toute raison des âmes qui n’avaient simplement pas eu de chance… qui s’étaient retrouvées au mauvais en droit au mauvais moment, simplement pour avoir perdu le contrôle un instant… Et il ne m’avait pas jugé. Il à du comprendre. Personne n’est parfait et ce n’est, en dehors de leur travail, en rien la perfection que je leur impose. Simplement de mériter le droit de vivre dignement. De retrouver ceux et celles qu’ils aiment. Vous dire que je ne souhaite pas à Tobias de retrouver les bras de sa précieuse femme serait vous mentir. Même si je sais que cela représentera sans doute, d’une certaine façon… un danger réel. Je sais qu’il à besoin d’elle comme j’ai moi-même besoin de certaines réponses et de certaines choses. Enfin. Ce n’est pas le moment de songer à ces choses là. Veuillez m’excuser pour mes pensées vagabondes.

Ainsi, Astoria prit effectivement la chose avec une maîtrise de soi assez exceptionnelle. Ainsi, la jeune proie que l’on avait éduquée à craindre le loup se voyait assez de courage pour le regarder dans les yeux tandis que celui-ci lui montrait l’ampleur de ses propres ténèbres ? Cet échange m’arracha un sourire assez marqué pour qu’il puisse lui paraitre inquiétant. Pourtant, je ne lui offrais là aucune raison supplémentaire de le voir ainsi. Au contraire, mes traits s’étaient naturellement étirés dans un air satisfait. Bien que je pus, cependant, sentir son petit cerveau s’ébouillanter à tenter de se maintenir en place, mon amusement n’en fut pas moins sincère en constatant de ses mots. Ainsi, je n’étais finalement pas son premier démon. Ceci expliquait aisément cela. Voilà qu’elle venait de placé un pion auquel je n’avais pas songé. A demeurer si expressive, elle m’avait simplement écarté de cette possibilité. A moins que trop penché dans mes propres pensées, j’en sois venu à délaisser l’évidence se trouvant juste sous mon nez ? C’est là une très bonne question. Je ne relevai en rien ce sujet pour l’instant, quoi qu’il en soit. A quoi aurais-ce servi, après tout ? Peut être aurait-elle l’occasion de m’en parler sans que je ne me fasse trop insistant. Après tout, ce n’est pas comme si je me moquais éperdument de mes pairs, n’est-ce pas ? Ses réactions face à l’enregistrement de son frère me sont finalement bien plus intéressant, en l’état. Quoi que les retombées de cet instant le sont sans doute encore plus. C’est donc avec un réel intérêt que je pu lire que je l’avais effectivement ferrée. Ainsi, elle voyait que mes revendications étaient pleinement sérieuses et que je ne faisais pas que lui lancer quelques simples paroles en l’air. Qu’autant la menace de cette possession que l’aide que je lui apportais en lui offrant l’objet ne sont en rien négligeables. Ainsi, ce contact n’était pas si anodin. Si elle me regardait avant ça comme un loup dangereux, ses traits se sont maintenant détendus. Elle semble plus encline à converser et à accepter les faits tels qu’ils sont. Ainsi, c’est sans doute à ce moment précis que j’ai posé la première fondation pouvant l’amener à gagner ma cause. Ses mots, d’ailleurs, ne tarderont en rien à le démontrer. Si ces premiers mots pourraient amener au doute, il me semble clair qu’il n’en est rien, au final. Ce n’est qu’après l’avoir écoutée jusqu’au bout que je conviens à lui céder un sourire à nouveau plus marqué, avant d’incliner faiblement du chef, comme pour l’en remercier

-Je ne me fais aucun souci quant à la valeur de votre parole, miss Griffin. Vous m’honorez dors et déjà en présentant mon souhait comme une cause commune, après tout. Au-delà d’un quelconque pion, je suis certain que vous me ferez une alliée de poids.


Nulle flatterie démesurée ou mauvaise valeur accordée. Non, simple franchise. Son intérêt n’en est qu’aussi honnête que mes mots, finalement. Avant que je ne puisse ajouter quoi que ce soit, quelque chose semble la gêner. C’est donc assez pudique qu’elle viendra chercher son téléphone dissimulé en un coin… Disons que sa gêne est sans doutes compréhensible, pour une humaine. Je dois avouer que de mon point de vue, le sentiment prédominant est amusé. Amusé et furieusement taquin, sans doutes. Mais je ne lui ferai pas la mauvaise grâce de la forcer au contact, qu’il soit physique ou visuel. Celui de ses doigts sur les miens était dors et déjà, sans doutes une marque bien suffisante. Elle ne me fuira plus. Cette idée semble l’avoir quittée. Je l’aurais donc observée pendant celui-ci. Si je ne force aucun contact, rien ne m’interdit de m’accorder à découvrir ses traits, tant qu’elle est distraite à autre chose, non ? Sa façon de mettre un terme rapide à l’appel ne put, d’ailleurs, en soi, que m’arracher un léger ricanement. Elle apprécie énormément son frère. Un petit quelque chose dans son comportement le démontre. Ce genre de petit quelque chose qui nous rassure, lorsqu’on obtient réponse à une attente subtilement dissimulée. Que l’on ne dévoile pas nécessairement. Ce genre de choses que provoque uniquement un être que l’on apprécie sincèrement. Cela se transcrit de façon différente en fonction des personnes. Parfois ce n’est qu’une fine lueur dans le regard. Avant même de m’en rendre réellement compte, je me laissais aller au confort d’un secret qui n’en fut plus un. Mes yeux ayant repris leur véritable aspect. Ses mots suivants m’arrachèrent un ricanement silencieux.  De m’en inquiéter, hein ? Ce n’est là qu’une sollicitude rationnelle, pourtant. Sensible, en plus d’expressive et démonstratrice, hm ? Un met d’une qualité réellement rare.

-Je m’efforcerai donc de répondre au mieux à la moindre de vos questions, miss Griffin. Quant-à votre cœur… j’ose espérer que si il en vient à lâcher, je pourrais le faire repartir. Car si je suis parvenu à vous intriguer, je dois avouer que vous ne me laissez pas totalement de marbre non plus.

Qui à dit qu’elle était la seule à savoir jouer sur les doubles sens, après tout ? il semble en tout cas que nous finissions par atteindre notre terminus. Ainsi, le chauffeur vint ouvrir la portière près de nous et à ce geste, je vins simplement prendre sa place tandis qu’il retournait se saisir du volant, à l’avant, prêt à aller garer convenablement le véhicule. Discrètement, comme pour ne pas déranger la demoiselle, il me transmit quelque chose à voix basse, ce à quoi j’hochai simplement, visiblement satisfait. Ainsi, je maintins donc la portière jusqu’à ce que la dame termine son appel et entames de sortir du véhicule. La demeure en question était un peu reculée, dans le quartier ou elle se trouvait, offrant de fait un ample jardin bordant une bâtisse des plus conséquente. Une villa, en réalité. Assez grande pour en faire pâlir l’ami Faust dont la demeure était déjà digne de nombreuses débauches. Contre toute attente, cependant, celle-ci ne semblait pas vide. Nombre de petites lumières éclairaient divers pièces et on pouvait y distinguer des personnes, ici et là. C’est une vieille femme qui sortit accueillir le duo que nous sommes. Une femme qui vint solennellement se saisir de mes mains, l’air chaleureux. Sa tenue et ses airs semblent la désigner comme la véritable maitresse de maison et c’est pourtant sans gêne ou honte qu’elle nous accompagne de plein gré jusqu’à l’intérieur. Elle m’offrira un rapide rapport sur l’état des lieux et les diverses choses ayant été accomplies à partir d’ici en mon absence. Elle ne manquera pas d’afficher un petit air à la fois amusé et satisfait en constatant de ma compagnie. Une fois à l’intérieur, je pris soin de lui demander de nous monter de quoi préparer infusion et thé, au cas où. Sauf si mon invitée dénie ce besoin, auquel cas elle se contentera de nous apporter quelque chose à grignoter. Elle est experte dans les petits gâteaux en tout genre et ne manquera en rien de rapporter un plateau assez garni.



De là, j’accompagne donc Astoria jusqu’au dernier étage, jusqu’à un bureau assez grand pour demeurer, sans doutes, assez impressionnant. Celui-ci est bordé de rangées de livres et de documents visiblement triés et agencés de façon méthodique. Un bar meuble aussi un coin de celui-ci, visiblement rempli de plusieurs bouteilles de très bonne facture. D’ici, j’en viens à simplement l’inviter à prendre place sur l’un des fauteuils confortablement installés dans un coin de la pièce. Il n’y à que deux fauteuils, ceux-ci trahissant sans doutes le fait que je n’ai que peu souvent l’occasion d’inviter nombre de convives à ces lieux. Ils sont séparés par une petite table robuste, n’attendant que les gâteaux et boissons. Ce n’est qu’après avoir retiré la cravate ceinturant mon cou que j’en suis venu à m’asseoir. Je n’ajoute rien pour le moment. Après tout… il lui faudra déjà le temps de prendre la mesure de tout ceci, j’imagine. Et puis, c’est elle qui à avoué vouloir en savoir plus, non ? Autant attendre qu’elle fasse tapis, d’une certaine façon. Comme si je lui laissais le soin de prendre un peu la main à son tour, maintenant.

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MessageSujet: Re: Dancing with the wolves feat. Erik   Mar 20 Nov - 18:25


ERIK & ASTORIA

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Vous ne me laissez pas totalement de marbre non plus Cela avait le mérite d’être franc, à moins que cela soit uniquement pour jouer et ainsi analyser sa réaction. Elle ne pouvait pas le savoir, mais elle ne pouvait pas nier non plus d’avoir constaté certain de ses regards appuyés. C’était bien la première fois qu’elle parlait en ces termes avec un démon. Le monde à l’envers ! Astoria était plutôt du genre à fuir les démons, à les fuir en courant, en se balançant du sel par-dessus son épaule et en s’entourant d’un cercle de protection. Il faut dire que l’expérience de harcèlement de Tarabas était encrée dans sa mémoire, un vrai psychopathe qui avait fait preuve d’imagination pour pourrir sa vie d’adolescente. Heureusement, elle s’était débarrassée de lui, du moins c’est ce qu’elle pensait puisque Tarabas gardait toujours un œil sur elle, un œil éloigné, mais un œil quand même afin de découvrir ce que la « petite sorcière » était vraiment. Bref, cela était une autre histoire.

La jeune femme se contenta d’esquisser un sourire espiègle pour toute réponse. Astoria sortit de la voiture, sans avoir fait attention à l’échange entre les deux hommes. Après tout cela ne la regardait pas, et de là où elle était, elle ne pouvait rien distinguer. Ce n’était pas le moment de jouer les paranos, c’était un peu trop tard pour ça. Il joua les gentlemans en lui tenant la portière, geste dont elle était habituée vu la notoriété des Griffin… Néanmoins, on ne pouvait pas dire d’elle qu’elle était une pimbèche hautaine, c’était tout le contraire. Astoria avait toujours été sympathique avec les employés qui venaient s’occuper du manoir, que cela soit le jardinier ou la cuisinière. Habituée de vivre dans le luxe, mais reconnaissante envers chacun… ce qui était assez rare dans son milieu. C’est sans doute pour ça qu’elle n’a jamais pu s’entendre avec les filles et les fils « de » ; qu’ils soient sorciers ou humains. Pour elle, tout basculer du jour au lendemain, et une personne ne vaut pas mieux qu’une autre parce que son compte en banque est plus riche. Après il est certain qu’elle représente les Griffin, elle doit toujours être habillée avec goûts, avoir des paroles adaptées en toutes circonstances…. Heureusement, elle a pu faire ce qu’elle aimait faire, c’est-à-dire bosser dans l’éducation des plus jeunes et laisser les soucis « politiques » à l’aîné.

Son regard s’attarda sur l’immense jardin qui s’offrait à ses yeux, lui donnant une folle envie d’y marcher pied nu. Il faut dire que lorsqu’elle est chez elle, elle est toujours à pied nu… c’est plus fort qu’elle. La bâtisse était également impressionnante de quoi rendre jaloux le défunt Faust. Le bâtiment était animé à en croire les petites lumières, ce Erik savait s’entourer. Comment recrutait-il ses soldats ? Il y avait des humains dans son organisation, du moins c’est ce qu’il avait dit.

Elle fut surprise de voir une vieille femme venir vers nous, et accueillir Erik comme une mère le ferait avec son fils. Cette scène était attendrissante, il se dégageait d’elle une aura bienveillante pointée d’autorité. Etait-ce elle qui chapotée tous ces garnements ? si c’était le cas, elle devait avoir du travail. La petite brune gardait le silence en suivant Erik et l’inconnue à l’intérieur. Elle était bien trop occupée à capturer visuellement chaque détail de ce lieu. « Je ne pensais pas que votre QG ressemblait à cela » lança t-elle pour briser le silence alors qu’ils entrèrent tous les deux dans son bureau… du moins c’est ce qui ressemblait à un bureau. Combien de temps y passait-il par jour à y réfléchir ? se détendre ? et à planifier ses missions ? « Comme quoi, les apparences, les idées que l’on peut se faire sont souvent trompeuses » dit-elle plus pour elle-même que pour lui.

La jeune femme s’installa sur l’une des chaises, en observant du coin de l’œil Erik défaire sa cravate. Pour sa part, elle enverrait bien balader ses chaussures mais n’en fit rien, cela ferait désordre… bien qu’elle serait amusée de voir la réaction de son hôte. « Vous vivez à combien ici ? » question sans doute banale, mais cela lui permettait de connaître l’importance de son organisation, car elle ne doutait pas que les tous les Hommes bossant ici sont sur entraînés.


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Erik Grimmson
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MessageSujet: Re: Dancing with the wolves feat. Erik   Mer 21 Nov - 8:38

Erik Grimmson & Astoria R. Griffin"Y'a pire, comme premier rendez vous ♪"
Dancing with the wolves

Je sais ce que vous vous dites. « Regardez le vent qu’il vient se de bouffer ! » … « Roh le gros naze ! » et d’autres sottises au moins aussi insensées, n’est-ce pas ?  Vous savez, atteindre le cœur d’une femme est une chose étrange et amusante. C’est un peu comme plonger dans un immense labyrinthe et bien que la génétique les trahisse souvent avant que l’on en arrive au centre, que ce soit par leur désir reproducteur ou une autre saloperie du même tonneau, toutes peuvent se voir posséder des envies et désirs différents. Si vous croyez qu’un sourire doucereux et un clin d’œil suffit à saisir tous les cœurs… et bien, trouvez vous une femme désespérée. C’est sans doute votre meilleure chance. Ou un homme un peu ouvert d’esprit. Ma foi, un trou est un trou, pour nombre d’entre eux. Non, Astoria est, je pense, une femme à la recherche de quelque chose capable de la stimuler. Vous savez, ce genre de personnes un peu plus difficiles à obtenir qu’au travers d’un « hé, madame, t’es bonne ». Comme beaucoup de singes aiment à le répéter. C’est de la culture, de la volonté et des mystères qui finiront par ouvrir son cœur. Si vous pensez, d’ailleurs, que je cherche bêtement à l’ouvrir, comme un enfant devant son kinder surprise, vous vous trompez lourdement. Si je lui voue un quelconque intérêt ? Bien entendu. Qui ne lui en vouerai pas un ? Pas besoin d’avoir plusieurs millénaires pour savoir qu’elle est spéciale. Que ce soit au travers de son aura ou de sa psychologie. Les êtres comme elle, qui naissent avec de l’artillerie en argent entre les lèvres, suivent souvent un même schéma. Vous voyez, ces harpies qui trainaient plus tôt chez Faust ? C’est là un très bon exemple de ce que je veux dire. Le genre de femme à toiser de haut ce qui les entoure, considérant que tout leur est naturellement acquis car… bon sang, leurs parents se sont salis les mains simplement pour ça, non ? C’est un peu comme la génération de démons amenés par le processus de Lucifer. Comment je le sais ? N’oubliez pas que j’ai moi-même suivi ce processus. Dans le carré VIP des premiers arrivants, qui plus est ! Sans parler du fait que j’avais déjà été « modelé » avant ça. Et pas par n’importe qui, vous savez ? Par celle dont le nom à inspiré celui de leur fichu enfer Chrétien. Ahhhh… les chrétiens. Quelle douce engeance que celle-ci. Quoi que la période des croisades était sans doute leur meilleure. Oui, c’est vrai, je m’égare.

Vous voyez, le regard qu’elle tire simplement en découvrant le jardin d’une de nos bases avancées ? Liberté et espaces. Ce n’est pas le genre de femme à garder enfermée. Ce n’est pas elle que vous devrez cloitrer à un travail d’intérieur. Encore moins réduire à l’état de femme au foyer. Même si elle aime les enfants, je soupçonne qu’elle finisse par devenir folle à toujours rester au même endroit. En somme, si, comme moi, vous posséder de nombreuses résidences de ce genre, vous sauriez peut être l’épanouir pleinement. Si je vous fais un manuel ? Non. Je suis longtemps resté enfermé et je ne joue pleinement à ce petit jeu que depuis peu. Je vous partage donc mes probables erreurs, simplement pour nous rappeler, à vous comme moi, que personne n’est parfait. Si je me trompe ? C’est possible. Seul le temps l’affirmera. Cependant, je soupçonne qu’elle ai pourtant l’habitude de ce genre de grands espaces. Alors à moins d’aimer réellement s’y perdre, pourquoi se mettre à rêver au devant ? C’est un peu comme la décoration d’intérieur. Bien que trahissant tout le confort que mon budget ai pu allouer à cette résidence, elle n’en demeure sans doutes pas plus impressionnante que la demeure d’une grande famille de sorcier. Peut être moins, même. Nous n’accordons ici que peu d’importance aux trophées et au luxe aveugle. Nous ne cherchons pas à démontrer la puissance d’un portefeuille. D’ailleurs, une fine odeur résiduelle de poudre, d’huile et d’acier le démontre sans doute. C’est une demeure habitant des soldats. Je crois que c’est sa remarque, visiblement plus instinctive que réfléchie, qui me rappela pleinement son humanité. Notre QG ? Qu’elle est mignonne… C’est après qu’elle se fut installée dans l’un des fauteuils qu’un plus ample sourire se dessina sur mes lèvres. Quelque chose, une envie fugace, passa dans ses yeux. Et bien, nul besoin d’être télépathe pour en déduire quoi que ce soit, n’est-ce pas ?

-Faites comme chez vous, miss Griffin. Ne vous en faites pas, ce bureau et moi-même en avons vu d’autres. Cela dit, navré de vous décevoir, cet endroit est loin d’être notre QG. C’est notre « base avancée » au sein de cette ville, rien de plus. Je ne vous mentais pas lorsque je vous disais que nous avions réellement établi notre « demeure » dans l’immense château fort, situé à vingt kilomètres d’ici. En veillant bien entendu à y trouver tout le confort que l'on puisse attendre.


Une fois la cravate ôtée, je retire la veste de costume, que j’installe à l’arrière du fauteuil se situant face à la jeune femme. Ce sont deux amples fauteuils de cuir assez anciens et particulièrement confortables. Nul doute qu’elle saura sans mal trouver le sien à son goût. La chemise, taillée sur mesure, ne fera sans doutes que mettre un peu plus en valeur la musculature de mon véhicule au cours de mes mouvements. Mais là n’était pas le but. Je viens simplement déboutonner le dernier bouton, celui du haut, comme pour me libérer pleinement la gorge. Dans la pièce présente, la lumière est maîtrisée, comme pour augmenter l’aspect « confortable » et « détente » de l’endroit. Nulle odeur liée aux armes. Peut être quelques relents d’alcool de bonne qualité et une petite odeur de tabac légèrement fruité. En rien désagréable en soi, même aux narines néophytes. J’imagine que c’est là une odeur assez classique dans le bureau d’un homme fait et si nous autres démons sont capables d’apprécier la culture « locale », il n’en est en rien différent pour les petits plaisirs typiques comme l’alcool et le tabac. Ce n’est qu’après m’être confortablement installé que je me vois « coupé » par un coup bref sur la porte. J’invite donc à entrer, ce à quoi la vieille femme répondra en s’invitant simplement, portant un plateau jusqu’à la petite table pour venir le déposer sur celle-ci. Sur le plateau, une bouilloire bien chaude, maintenue dans un petit revêtement permettant de contenir la chaleur. Astoria y trouvera aussi une petite boite, contenant plusieurs petits contenants avec chacun diverses herbes à thé. Bien sûr, il y aura aussi deux infuseurs et deux tasses, au cas où. Tout ceci n’occupant qu’une partie du plateau, tout le reste se voit rempli de nombreuses parts de gâteaux et de friandises en tout genre. Le tout préparé visiblement récemment. S’il y à toujours du gâteau ici ? Presque, oui. En si diverses variétés est surprenant, mais elle m’a déjà rapporté un peu plus tôt qu’un groupe était revenu d’un contrat particulièrement difficile. De fait, pas difficile d’en imaginer la raison. Il y aura du Kalterhund, une petite part. Beaucoup de mes gars aiment assez le café pour l’avoir sans doute rapidement tombé. Une part de fondant au chocolat et deux trois parts de tartes. Le tout accompagné de diverses petites choses comme des bonbons ou des biscuits. C’est après un léger sourire complice qu’elle se contentera de se faufiler au dehors. Il semble que « grand-mère » se soit mis des choses malsaines à l’esprit. Promis, cette fois… je n’y suis pour rien. Il ne manquerait plus que ça, que j’en vienne à pervertir la dernière parente de mon propre véhicule. Je finis donc, en tout cas, par répondre à sa dernière question, ajoutant :



-Cette demeure est étudiée pour accueillir jusqu’à cinquante hommes, environ. C’est la maison de la vieille dame que vous venez de voir,  c’est une brave femme, appréciée par tous les hommes qu’elle accepte gentiment de loger. Servez vous, ne vous gênez en rien.

Nouveau sourire et contact visuel, alors que mon regard se replonge dans le sien à mes mots. Mon regard normal, bien entendu. Loin de moi l’envie d’arrêter son pauvre petit cœur avant qu’elle n’ai fini de manger son dessert.

-J’espère ne pas trop vous décevoir dans cette humble demeure, miss Griffin. Je comprends que vous puissiez être curieuse de visiter notre QG mais… Il aurait été… inconvenant, j’imagine, que je vous amène aussi loin de chez vous aussi vite. Je dois avouer que les endroits ou s’y montrer tranquilles sont rares. Nul doutes qu’il aurait été tout aussi inconvenant, dans les fraîches températures nocturnes, de vous amener visiter dans une telle tenue notre immense jardin. Tout autant que de devoir vous inviter dans mes propres appartements. Je ne voudrais pas voir notre possible amitié tomber à l’eau par manque de discernement si évident.


Longue tirade, mais plus ou moins évidente. Il faut respecter les convenances. Je ne suis pas face à une gueuse sainte ni touche. Ce n’est là, d’ailleurs, qu’une simple forme de respect. Et puis... j’anticipe.

-Notre base est un espace se voulant auto-suffisant. Tous les hommes y sont plus ou moins logés, ceux qui le désirent. De fait, beaucoup de nos lieux et couloirs deviennent assez facilement communs.


Sans me justifier particulièrement, je ne peux, sans doute, m’empêcher de me vanter un peu d’en être arrivé à un tel résultat. Qui sait, peut être suis-je même parvenu à l’intriguer ? Cela n’a rien d’impossible. Après tout, il suffit de voir sa réaction face à ce simple jardin pour imaginer sa réaction face à celui se trouvant au château. Quoi que je me demande encore si elle à parfaitement tilté de quoi je lui parle. Après tout, c’est assez difficile d’imaginer un véritable château fort entièrement aménagé et remis au goût du jour. Confort et sécurité. Une vue imprenable du sommet d’une très haute colline. Ça laisse rêveur, pas vrai ? Les travaux ayant plus ou moins été faits en secret, je comprends cependant que tout ceci ne lui dise pas grand-chose. Calmement, je dirige sur le plateau une main jusqu’à la bouilloire, pour venir remplir une tasse, laissant infuser dedans quelques feuilles de thé que j’aurais au préalable placée dans l’infuseur. De là, il ne me reste plus qu’à attendre que la magie fasse son œuvre. Et d’observer la jeune femme. Je lui ai dit que je répondrais à ses questions et… je compte bien tenir parole.

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MessageSujet: Re: Dancing with the wolves feat. Erik   Mer 21 Nov - 18:13


ERIK & ASTORIA

Dancing with the wolves



Etait-elle à ce point expressive ? ou bien était-il en capacité d’entendre ce qui se passait dans sa tête ? Astoria n’en avait aucune idée. Néanmoins, depuis le début, il visait juste ; sans vraiment s’en rendre compte certainement. Est-ce son comportement qui la trahissait ? est-ce son regard ? Le seul ayant la capacité de lire en elle comme dans un livre ouvert est Alaric. Il faut dire que les deux se côtoient depuis que Astoria a emménagé chez les Griffin, elle n’avait que quelques mois à l’époque et depuis ils ne s’étaient jamais quittés… enfin c’était aujourd’hui faux puisque Alaric faisait tout pour l’éviter. A croire qu’elle était tombée en mauvaise grâce pour une raison inconnue. Elle lui en voulait, elle vivait ça comme un abandon, et cela la faisait souffrir tout simplement. Abandonnée par ses véritables parents, elle a eu la chance d’attendrir les Griffin par son joli minois de bambin… si cela n’avait pas été le cas ? où serait-elle maintenant ? aurait-elle eu la chance de recevoir une aussi bonne éducation ? comment aurait-elle fait pour apprendre à contrôler ses pouvoirs dans une famille lambda ? Tout cela pour dire qu’elle trouvait cela dangereux, et intriguant qu’Erik arrive à l’analyser de la sorte. Ce fut confirmé lorsque la gentille vieille dame ramena des pâtisseries. Rien qu’à cette vision, elle retint son ventre de gargouiller ; lui rappelant ainsi qu’elle n’avait rien mangé depuis ce midi. L’idée de passer du temps avec Faust lui avait noué l’estomac, mais maintenant que cette menace était écartée de manière définitive, son corps lui rappelait qu’elle devait se nourrir. Astoria pouvait aussi bien se jeter sur l’une de ses friandises, après avoir retiré ses chaussures sauf que son éducation l’en empêchait. Oh, elle se serait bien mise pied nu, aurait ramené ses jambes sur le fauteuil pour ensuite se servir la première en gâteau au chocolat… peut-être l’aurait-elle fait si elle n’était pas en compagnie d’un inconnu. Elle avait une image à tenir, et une contenance à garder. Montrer ses petites manies, c’est comme si elle montrait d’une certaine manière ses faiblesses. Erik, faute d’être le diable en personne, lui offrait le péché de gourmandise sur un plateau. D’ailleurs la luxure n’était pas loin de son esprit, elle n’était pas faite de glace, son regard s’évadant sur cette chemise qui devenait un peu trop encombrante. Elle s’éloigna de ses idées lubriques en croisant le regard de la « chef de maison », regard qui en disait long. Apparemment cette dame était contente que son garnement de démon ramène une nenette à la maison. Elle ne pouvait pas lui en vouloir, sa mère adoptive, Anthéa, adoptait le même comportement lorsqu’elle avait ramené son premier petit ami au manoir. C’est le genre de regard bienveillant qu’une mère peut envoyer à son fils, sauf que vu la nature de son hôte, il était impossible que cela soit le cas… à moins que cette gentille dame soit un démon ? depuis quand les démons font des gosses ? Non impossible et de toute manière, elle n’avait rien flairé dans ce sens.

« Ah, autant pour moi, disons que je n’y connais rien en tout ça. Je ne suis pas une guerrière, d’ailleurs dans ma famille, il n’y a aucun guerrier. On ne se bat pas avec nos poings ni avec des armes chez nous » les filtres, les potions, les ensorcellements pouvaient faire autant de dégâts… sauf que les Griffin touchaient rarement à ce genre de chose. Ils sont plus dans l’optique de protéger les habitants de cette ville… Il ne faut pas croire qu’ils sont vulnérables pour autant, dès que quelqu’un essaye de toucher à un seul cheveux d’un membre de la famille ou d’un ami, ils ne font preuve d’aucune pitié.

« Lisez vous dans mes pensées Erik ? C’est… déroutant !  » lança t-elle en plongeant son regard dans le sien comme pour y lire la vérité. Soit il avait de la chance la concernant, soit il était âgé depuis plusieurs siècles pour réussir à comprendre sa nature aussi rapidement. « Hum… ou bien vous êtes beaucoup plus vieux que vous en avez l’air… vraiment vieux » Quel âge pouvait-il avoir ? 90 ? 100 ? 200 ? rien que d’y penser cela lui faisait naître un mal de crâne. « Je ne pense pas vouloir connaître la réponse… hum non…  » Certains sorciers du mal utilisent des sortilèges pour rallonger leur espérance de vie, s’abreuvent de la jeunesses des autres au profit de leur propre physique… Astoria ne comprenait pas se désir de vivre aussi longtemps, de fuir sa mort encore et encore. Est-ce une si mauvaise chose de mourir auprès de ses enfants et petits-enfants ? n’est-ce pas la normalité ?

Elle ne put s’empêcher de sourire en pensant qu’il s’inquiétait pour la température extérieure… il ne voulait pas qu’elle prenne froid. Il est vrai que sa tenue n’était pas forcément adaptée à une excursion de nuit dans son jardin. Sauf que dans l’histoire, sa tenue la dérangeait pas du tout ! combien de fois Anthéa avait-elle manqué de faire une crise cardiaque à croire que c’est de famille en voyant sa fille grimper aux arbres avec des robes de créateurs lors de réception… une vraie sauvageonne… Une petite renarde surnom donné par ses parents… oh comme ils pouvaient lui manquer, surtout leurs conseils. Quant à sa santé, depuis aussi loin qu'elle se souvienne, elle n'est jamais tombée malade... même pas un rhume, fait que son esprit préférait nier... il n'est pas normal qu'une humaine ne soit jamais malade, même si cette humaine est "sorcière". Son père l'avait toujours rassuré à ce sujet en disant qu'elle avait simplement un très bon système immunitaire... chose qu'elle avait finit par croire. Parfois, il vaut mieux croire un mensonge, surtout lorsqu'on est jeune et vulnérable.

« et vos hommes sont tous au courant du surnaturel ? quels sont les entraînements que vous proposez ici ?  » demanda t-elle histoire de mettre les choses aux clairs dès le départ et surtout cela lui permettrait d’imaginer un peu mieux le quotidien des GreatBears. En attendant sa réponse, elle fit infuser des herbes à thé dans une tasse. Elle savait maintenant qu’elle pouvait boire les yeux fermés puisque s’il avait tenté quelque chose, il l’aurait déjà fait. « Quels sont vos clients ? des hommes politiques ?  » Parler, poser des questions, lui permettait de se concentrer sur autre chose que son physique, son regard posait sur elle, et même d’en oublier la soirée passait chez Faust.


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Erik Grimmson
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MessageSujet: Re: Dancing with the wolves feat. Erik   Jeu 22 Nov - 4:53

Erik Grimmson & Astoria R. Griffin"Y'a pire, comme premier rendez vous ♪"
Dancing with the wolves

 Oui, vous dire que taillader la chair n’a pas quelque chose de follement plaisant serait vous mentir allègrement. Sur ce point, précis, les avis ont tendance à diverger. Certains pensent que leur plaisir se limite cruellement à sentir la souffrance et à la sentir au travers du corps et des cris de leurs victimes. Je pense personnellement que c’est un peu plus profond que cela. Sans mauvais jeux de mots, bien entendu. La torture physique instaure un lien entre la victime et son bourreau. Un lien plus étroit qu’on ne saurait le penser. Ironiquement, j’apparenterais ce lien à celui qui se construit lors d’un rapport sexuel. Après tout, dans l’un vous éprouvez les plaisirs coupables d’une personne alors que la torture ne vous pousse simplement qu’à mettre le doigt sous ses plus amples souffrances. Lorsque l’on torture quelqu’un, on s’y prend généralement assez mal. La plupart des bourreaux cherchent à pousser leur proie dans le retranchement de la souffrance pour chercher à arracher des informations, par exemple. Même lorsqu’lls le font pour le plaisir, ils se contentent de répéter bêtement ce qu’ils savent en sachant que leur cible va souffrir. A l’époque, sans doutes torturais-je moins de personnes mais toutes celles dont j’ai du m’occuper en sont arrivées au même résultat : Elles m’ont toujours offert ce que je souhaitais. Tous, sans une seule petite exception. Ce que vous autres, humains, appelez « ascenseur émotionnel » est à mon sens une torture bien plus efficace que de trancher simplement et bêtement des lambeaux de chair au hasard. Non pas car c’est une souffrance psychologique, mais tout simplement car elle joue sur l’impact ressenti. Il est possible, par ce petit jeu, d’obtenir toutes sortes de résultats intéressant. Rien qu’en demeurant sur le plan physique, d’ailleurs. Jouer entre le plaisir et la souffrance d’un corps peut pousser l’esprit à toutes sortes de résultats… surprenants. Enfin, j’imagine que ce n’est pas le moment de me perdre en longs exemples pompeux. Vous n’êtes pas la pour suivre une thèse sur l’esprit et le corps humain. Si j’en suis venu à me perdre dans ce flot intéressant de pensée, c’est simplement car plus le temps passe, et plus je ne peux que prendre conscience du potentiel de cette petite. Je n’entends pas par là un quelconque potentiel lié à sa puissance ou à ce qu’elle est, non… Je relève là le potentiel que possèderait son esprit et de son corps face à la torture. Déjà là, je n’ai pas besoin d’être dans son esprit pour y voir le bordel qui la traverse. Que ce soit sa façon de regarder ma chemise, comme si elle souhaitait l’enlever ou ses mots, visant à me complimenter sur mon âge…

Elle est intelligente et ouverte d’esprit. Elle est compréhensive et vraisemblablement bien au dessus de nombre des siens en termes de gentillesse et pourtant, au lieu de fuir le démon –ou le loup ?- face à elle… Elle, elle prends le temps de chercher à le comprendre. De s’intéresser à lui. Je suis certain que son éducation au même titre que ses propres envies l’imaginent probablement toujours face à sa soupe Royco devant une petite série sur netflix, mais non. Elle est là, à voir ses barrières tomber, là ou sa résolution devrait être de marbre. Oui, je l’ai « sauvée », je lui ai offert une échappatoire et la chance de voir sa famille renforcée par un partenariat quelconque avec l’une des plus puissantes entreprises du coin –voir au-delà. Mais qui lui dit que je ne vais pas demander une récompense plus chère que ma simple sympathie en échange de tout ceci ? N’importe quel autre démon verrait bien tôt la justesse de son âme face à un tel marché. Je dirais même mieux, n’importe quel démon serait heureux de l’enculer quant au fait qu’ils ne savent même pas ce qu’elle est. Quel meilleur trophée que celui qui demeure inexplicable, même au travers de plusieurs millénaires ? Pour les pâtisseries, je suis innocent. Je me suis contenté de demander à la mère de mon véhicule de ramener de quoi raffermir l’estomac d’une jeune femme ayant eu une rude soirée. Je présume qu’elle à pris toutes les choses à base de sucre qu’elle à pu trouver. Après tout, une source d’énergie rapide requinque rapidement. Le tout avec une bonne infusion digestive, et la jeune femme aura l’impression de ne rien avoir avalé. Non pas que je doute de l’efficacité de son transit, c’est simplement comme nettoyer directement après une cagade, ça ne laisse aucune trace. Elle ne sait pas encore comment me considérer et je pense pouvoir soupçonner que ça ne la laisse elle-même pas indifférente. Pourtant, il ne me semble pas que je sois si difficile à cerner. En réalité, je suis même quelqu’un d’extrêmement simple : Je suis le loup, sous la plus pure de ses formes. Je dévore ce qui doit l’être, sans aucune autre forme de procès. Je chasse et tue les faibles esprits qui se vouent d’eux même à mon combat. Les forts, aussi, cela dit. Sauf que je ne fais rien de tout ceci ouvertement. Je couvre le tout par la nécessité humaine à tout posséder et contrôler. A donner un nom à tout ce qui existe. Je n’ai pas inventé la loi du plus fort, je ne fais que l’appliquer dans un monde d’enfants qui s’efforcent d’apprendre à danser à la simple poupée de leur existence. Je leur offre ce qu’ils désirent, la violence et la brutalité et… ils m’aiment pour ça. Tous autant qu’ils sont. Pour les plus sceptiques, j’apparais quelques fois en public, je roule des mécaniques et de l’esprit et paf… Je les conquiers comme s’il ne s’agissait que de pucelles enragées. Cela dit, rien de tout ceci n’est une réelle critique. Ce n’est qu’une humble façon de vous expliquer ce pourquoi je suis réellement le loup. Avant, cela dit, que vous ne mettiez en avant les gens que j’en viens à aider, je n’ajouterai qu’un seul point : Tout ce que je fais, je le fais pour le bien de ma meute. En somme, tout ce qui est derrière moi et compte sur moi fait partie de mon entière responsabilité. Une alliance avec une famille aussi influente que les Griffin dans leur domaine me serait par exemple des plus bénéfiques. Sceptique ? Vraiment ? Allons, je reste un démon.Ce que je vois derrière moi, c’est la domination que j’impose au travers de tout ceci. Vous avez déjà vu le QG de mon groupe ? Il à de quoi faire rougir les plus hauts dirigeants de tous les pays. Je n’ai même pas eu à instaurer une règle pour forcer mes hommes à me saluer sur mon passage. Ils viennent d’eux même. Si j’étais un ancien dieu, je possèderai sans doute la puissance d’une armée à moi tout seul, avec tous ces fidèles.

Pourtant, certains s’efforcent encore à me faire croire le contraire. A me dire que ma vision du monde n’est pas si sombre et à me soutenir malgré tout. La mère d’Erik, que vous avez vu par deux fois, sait parfaitement qui je suis. Elle m’a connu sous mon ancien véhicule et savait dors et déjà parfaitement ce que j’étais. Erik était l’un de mes plus anciens collaborateurs, si je puis dire. Il à soutenu mon « mouvement » dès qu’il à été lancé et s’est donné corps et âme, au-delà de tout ce que vous pouvez imaginer, pour que je puisse remplir mes propres objectifs. Vous voulez savoir ce qu’est le plus drôle ? Je n’ai jamais su lui dire quels étaient mes réels objectifs. Ma vie n’est qu’un enchainement de décision et de choix se multipliant dans des directions pré-décidées. Je n’ai pas réellement de rêve. J’ai construit ce que j’ai construit par pure vanité, simplement pour pouvoir offrir au monde la vision de quelque chose de plus grand que tout ce qu’il à toujours estimé possible. Il ne me reste plus qu’à prouver que cette entreprise était utile et efficace. Que ce n’est pas là pure théorie. Chaque jour, mes hommes le prouvent avec loyauté et efficacité. Ils tuent, pillent, massacrent autant qu’ils sauvent, sauvegardent et protège. Il n’y à pas de lumière sans ténèbres. « Plus la lumière s’étends, plus la part d’ombre qui se dissimule derrière est gigantesque ». Ce sont les mots que je tiens de ma déesse. Des mots simples, mais si juste qu’ils en sont effrayants. Je me suis toujours efforcé de me baser sur ces mots, en toutes choses. Je ne suis pas le monstre tapis dans l’ombre, attendant que le feu s’éteigne pour sauter à la gorge de mes victimes. Je suis le monstre qui se tient près du feu, prêt à détruire tout ce qui pourra l’empêcher de marcher dans la décision qu’il à choisi. J’ai évolué et suis probablement devenu bien plus dangereux que tout ce que vous avez pu rencontrer. Je suis l’ombre dominant la lumière. Cela dit… est-ce que cela fait de moi quelqu’un de réellement mauvais, dans le fond ? Je vous invite, tous, autant que vous êtes, à juger la justesse de mes décisions et de mes actes. Je n’ai rien à vous cacher. Voyez. Voyez ce que cette femme inspire à mon esprit. Osez-vous encore vous demander en quoi la torturer pourrait-il être utile ou plaisant ? Êtes-vous donc aveugles à ce point ? Vous n’imaginez pas toutes les informations et tous les plaisirs qui pourraient me prendre rien qu’en prenant soin de repousser les limites de sa chair… D’une façon ou d’une autre.



-Il n’y à aucun mal, voyons. Je serais en soi bien sot de sous estimer vos… méthodes. N’importe quel démon se respectant ne peut que convenir de l’efficacité de votre magie. Que vous la teniez de confrères ou non. Pour répondre à votre question, quoi qu’il en soit… Je n’ai à ce jour jamais rencontré de sorcier aussi vieux que moi. Ainsi, devrais-je répondre partiellement à votre question tout en évitant de vous mettre dans… un quelconque embarras.

S’il est « connu » que la majorité des démons sont capables de lire dans les esprits, ma réponse devrait l’aiguiller subtilement. Je n’aurais aucune raison de lui cacher en être capable, et je doute qu’elle soit sotte au point de sauter sur l’évidence que tout le monde verrai. La majorité des gens songeraient que j’en suis effectivement capable mais que je cherche à m’offrir un air mystérieux. Pourtant… beaucoup de choses ne collent pas. Mon équipement, premièrement. Ensuite, cette fameuse manie à ne pas utiliser une quelconque forme de magie pour quoi que ce soit. Je bouge et m’affaire comme un humain des plus classiques. A ce niveau là, ça dépasse l’entendement du simple jeu d’acteur. J’agis naturellement, sans aucune hésitation ou doute. Comme si je lisais dans les pensées ? Pourquoi lirais-je dans les pensées alors que je me penche en avant pour touiller mon thé de mes propres mains ? Une fierté mal placée ? Voyons… si je suis si fier, pourquoi devrais-je lire dans les pensées ? Vous me sous estimez.  Suite à mes mots, et surtout à l’intensité de son regard dans le mien, je me contente d’en soutenir tout le poids. En parlant de regard, le mien, peu avant que je ne prononce ma réponse précédente se sera sans doute vu gagné d’une intensité sans doutes notable. Mon regard m’aura aussi sans doute échappé, rendant ma part d’ombre presque palpable sous celui-ci. Oui, mes yeux seront devenus d’un noir intense finement craquelé. Je ne peux relever mon désir de lui infliger de vilaines choses sans que la vilaine part de mon âme ne pointe le bout de son nez, n’est-ce pas ? Sans doute l’aurais-je ainsi dévisagée pendant de très longues secondes, un sourire indéchiffrable au bord des lèvres. Oui, dévisagée. Ce sont ses yeux que je fixais, comme pour arracher au miroir de son âme tout ce que je pourrais y trouver. C’est donc, cette fois, pleinement humain que je lui réponds de nouveau, comme pour m’empresser d’en chasser « l’incident ».

-Cet endroit sert surtout de « pied à terre ». Nous n’y offrons rien de plus que ce qui est nécessaire à ce but. C’est une sorte de « refuge » pour ceux qui sont en déplacement, si vous préférez. Il est rare de voir des hommes rester ici plus de deux ou trois jours. Adina, la maîtresse des lieux à accepté de fournir de bonnes chambres et un toit confortable à mes hommes en échange de quelques avantages, ainsi d’une aide que je lui ai apportée par le passé. Si toutefois vous êtes réellement curieuse de découvrir de quelle façon mes hommes sont traités, peut être aurez vous l’occasion de faire un tour à notre QG, prochainement. J’ai l’étrange sensation que cette soirée compte se finir sur la décision d’une prochaine rencontre.

Nouveau sourire, sans arrière pensée particulière. Une simple franchise pleinement mesurée, comme si je lui faisais l’honneur de moins mesurer chacun de mes mots. Ma tenue le démontre sans mal, après tout. Je n’ai pas ôté une couche de vêtement pour attirer particulièrement son regard ou éveiller le diable au creux de ses reins, bien qu’il semble que cela se soit montré relativement efficace à ce but. Non, je me suis simplement ouvert à une conversation plus privée et honnête. Ce à quoi elle semble encore déchirée. Je l’ai invitée à prendre ses aises elle aussi, mais il semble qu’elle soit… retenue par quelque chose. Serais-ce la certitude de voir la vilaine fille en elle prendre le pas, si elle se permet trop de facilités ? Tiens, voilà un détail intéressant à relever. Vous voyez cette « simplicité » avec laquelle elle à fini par baisser sa garde ? Je parles de ce geste en venant à préparer et infuser l’herbe à thé dans l’eau, confiante en mon collectif sympathie ? Et bien, voici une leçon pour les plus fourbes d’entre vous. C’est maintenant, le moment idéal pour frapper. Même si une once de doute demeure en elle, c’est à ce moment précis qu’elle se verra forcée de faire bonne figure et surtout, d’avancer vers moi pour rattraper l’avance que je possède sur elle. Ses questions le démontrent bien. Outre le fait de s’intéresser à mon groupe pour chercher à savoir si nous sommes « dignes » de nous allier à sa famille, elle cherche à mettre à nu mon raisonnement et ma façon de penser. C’est souvent au travers de ses plus belles constructions que l’on cerne l’âme d’un homme. Si je la sous-estime ? Je ne pense pas. Dans le pire des cas, il est devenu naturel pour moi de toujours chercher à posséder un coup d’avance. C’est donc simplement ce que je m’efforce de faire. Sa dernière question finit par m’arracher un ricanement bref. Il n’y à aucun mal à rester vague. Elle ne s’offusquera sans doutes en rien à constater que je ne lui offre aucun nom.

-Vous pouvez englober l’état comme une réponse des plus viables. Certains de mes hommes partent soutenir leurs efforts de guerre en échange de quelques contrats bien juteux. La protection d’hommes politiques lors de divers évènements en fait partie. Ces gros bras en costume que vous voyez de temps en temps en costume sont parfois des gars à moi.

Je lui cède volontiers un sourire plus torve, jouant sur le côté « mauvais garçon » alors que j’ajoute, sobrement :

-Pas seulement, cependant. Beaucoup de nos clients sont plus ou moins privés. Nous avons déjà travaillé avec des chasseurs, par exemple. Tous mes hommes ne sont pas forcément au courant du surnaturel. Tous ne seraient pas capables d’en porter le poids ou le secret. Mais oui, nous formons notre propre génération de chasseurs, d’une certaine façon. L’homme qui m’a apporté son soutien pour la mission de ce soir est l’un de mes meilleurs tireurs et formateur.

Oui, notre « branche » comporte beaucoup de travaux en tous genres. Elle ne pourra sans doute qu’en prendre une mesure effrayante. Nous sommes déjà si bien implémentés qu’elle serait en droit de se demander si l’agent de sécurité qui veille sur la superette près de chez elle n’est pas un GREATBEARS. Ou le membre d’une agence affiliée. Car oui, le réseau d’information est tout aussi important que la puissance de frappe et nous possédons, bien entendu, un réseau « d’observateurs » et de « rabatteurs » assez étendu.

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MessageSujet: Re: Dancing with the wolves feat. Erik   Sam 24 Nov - 19:03


ERIK & ASTORIA

Dancing with the wolves



La belle sorcière était consciente qu’elle jouait un jeu dangereux. Traiter avec un démon, plus d’une personne s’en sont mordues les doigts. Pense-t-elle être plus intelligente que la moyenne ? Oui ; mais loin d’elle l’idée d’imaginer une seule seconde qu’elle était en capacité de berner un démon. Après tout, ne sont-ils pas les maîtres de la corruption et de la manipulation ? Erik, sous ses airs aimables, se cache la même fibre que ses confrères. Il faut évidemment en prendre et en laisser, et bien qu’elle baisse sa garde, bien que son corps semble parfois la trahir, elle n’oublie pas une seule seconde qui est son interlocuteur. Il n’est pas un petit sbire de pacotille, non il a l’air bien trop impétueux et fier pour ça. Il évolue en freelance, menant ses petites affaires, pour toujours plus de profit mais pas que ? Ses paires ne doivent pas spécialement l’apprécier, il n’est pas de ceux qui rentrent dans les rangs et que l’on peut manipuler par la menace. Voilà pourquoi il en est que plus dangereux, pas grand-chose ne doit le faire trembler, si ce n’est rien... et encore moins un coven ou une famille de sorciers.

La nature a été plutôt généreuse avec elle, son petit minois et sa frêle personne faisaient que ses adversaires la sous-estimer. Elle cultive cette fragilité, ses airs innocents, ses sourires polis, simple question d’éducation. Astoria a été forgé pour retenir ses pulsions, ses envies et pour faire honneur au Griffin en société. Parfois elle a l’impression d’être deux personne en une, celle qu’elle aimerait être, et celle qu’elle est vraiment. Ce n’est pas un hasard si elle rêve souvent que les ténèbres l’agrippent de leurs griffes sombres pour l’étouffer. Cela n’est jamais aller plus loin. Un mauvais psychanalyste penserait que la jeune femme devrait se faire hospitaliser, certainement. Un bon penserait sans aucun doute que sa patiente lutte contre quelque chose qui vient de sa propre personne. Astoria en est consciente, à chaque minute, à chaque seconde, elle est sa pire ennemie. Elle préfère de loin être en compagnie de ce démon plutôt que de se retrouver en face de son double, l’être ou la chose qui se cache au plus profond de ses entrailles et qui n’attend qu’une seule faille pour sortir. Comment conjuguer les deux ? comment s’harmoniser avec soi ? cela serait beaucoup plus simple si elle savait qui elle était vraiment… Une sorcière ? au fond, la petite brune sait bien que c’est faux… mais son cerveau refuse de lui mettre cette évidence sous le nez.

Elle avait plusieurs capacités, elle pouvait faire bouger les objets, dissimuler son aura, manipuler les émotions pour amadouer les âmes les plus récalcitrantes… et d’autres dont elle en avait pas conscience, pas encore. Ce soir, ou plutôt cette nuit, la télépathie aurait été d’un véritable secours. Qu’est ce qui était en train de se trotter dans sa charmante petite tête démoniaque ? Il était une énigme. Il lisait en elle, mais la réciproque n’était pas vrai.

La jeune femme trempait ses lèvres dans le thé lorsqu’elle rencontra le regard démoniaque de son hôte. Etait-ce une manie chez lui ? ce n’est que grâce à un self control incroyable qu’elle se retint de s’étouffer avec sa boisson. Elle maintenait son regard, sans ciller, avec une pointe de défis dans le regard. « Je commence déjà à m’y habituer » répondit-elle de manière assez évasive en posant sa tasse. Elle l’écoutait attentivement, ou plutôt buvait ses paroles. Plus il en disait, plus elle était intéressée pas les Grestbears, incroyable pour une maîtresse d’école ?

« Je conçois que cette alliance serait avantageuse pour ma famille, et que voulez-vous en échange ? rien n’est gratuit » dit-elle en se levant pour faire quelques pas dans la pièce. Son père disait que le meilleur moyen de connaître un homme, c’était de jeter un œil dans son bar et un œil dans son bureau… donc autant en profiter pour observer son bureau, de manière nonchalante, comme si elle n’était pas pleinement consciente de ce qu’elle faisait, alors qu’elle enregistrait chaque détail. « En effet, je ne pense pas que cela soit notre dernière rencontre… même si à l’avenir vous traiterez plutôt avec Alaric, l’aîné… Audric est le second, c’est celui qui semble faire sa crise d’adolescence avec beaucoup de retard… ensuite il y a moi… » Elle ne disait évidemment pas qu’elle était une petite souillon, mal née et adoptée. Cela ne le regardait pas, et elle n’aimait pas qu’on s’intéresse trop à elle sur ce sujet. Elle omettait également de parler de la petite dernière Alienor, pas parce qu’elle snobait sa jeune sœur, mais plutôt pour la protéger de tout ça.


AVENGEDINCHAINS
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